Aie aie aie, ce matin, j'ai été réveillée, tout comme mes voisins, par des vrombissements insistants de mobylettes, et ce malgré les doubles vitrages.
Comme quoi, Monsieur le Président, on peut très bien :
- se jouer de tout ce qu'on sait sur le réchauffement climatique, la pollution et l'avenir de la planète,
- agir de façon incitoyenne et méprisante envers le voisinage,
- et malgré tout se lever tôt !
Eh non, Monsieur le Président, il n'y a pas de relation entre les actes d'une personne et l'heure à laquelle elle se lève, qu'on se le dise. Et au fait, que font vos forces de l'ordre ? Auraient-elles peur des grands frères de ces ados ?
En tout cas, j'espère bien que cette expression, la France qui se lève tôt » aura fait réagir tous ceux qui véhiculent des préjugés de ce genre… on dirait qu'être « du soir » c'est un crime. D'ailleurs, de nombreuses personnes paient injustement la mauvaise image qu'on colle sur ceux qui ne sont pas « du matin ». Par exemple :
- A l'endroit où je gagne mon pain, si vous pointez à 9 heures et une minute, vous aurez des ennuis. Par contre, des personnes pointent à 8 heures, puis lisent ouvertement le journal jusqu'à l'arrivé du chef, et quittent leur bureau à 17 heures, puisque leur nombre d'heures de présence est effectué. A ceux-là, personne ne dit rien.
- Moi-même, ayant toujours eu des difficultés d'endormissement le soir, j'apprécie de faire « la grasse matinée » les jours de congé. C'est possible seulement depuis que j'ai quitté le toit parental. Avant, c'était impensable, même si on avait été assidu au lycée ou au travail tout le reste du temps ; aux yeux de nos ainés à l'époque, il fallait se lever, point final.
Pour revenir à ce matin, la meilleure, c'est que, insatisfaite de mon sommeil interrompu, je me suis recouchée, et finalement, devinez quoi, je me suis levée tard, après avoir tenté en vain de me rendormir.
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