Amis lecteurs, en cette veille de dimanche de décembre où les magasins seront ouverts, je me permets de vous adresser une petite prière, modeste mais instante :
Allez faire de la luge avec vos enfants !
Jouez à des jeux de société à la maison !
Allez admirer la mer dans ses nuances hivernales !
Allez voir un bon film !
Allez visiter un marché de Noël !
Restez sous la couette !
Boudez les temples de la consommation !
Bien sûr, l'ouverture dominicale des magasins en décembre existe depuis des dizaines d'années et n'a rien à voir avec l'institution du travail le dimanche tout au long de l'année qu'on cherche à nous instaurer.
Cependant, alors que ce thème est particulièrement d'actualité ces dernières semaines, il me semble que bouder au maximum les magasins demain et le dimanche suivant constituerait un signal fort contre l‘épée de Damoclès qui est en train de se balancer au dessus de nos têtes.
En tant que fonctionnaire, je risque moins d'être touchée un jour par le travail dominical que mes amis du secteur privé, et particulièrement du secteur du commerce. Mais je redoute que mes proches soient un jour concernés par ce fléau
Si le travail dominical devenait la règle, que pourrait-il se passer ?
Nous ne verrions plus grandir nos enfants, nous ne pourrions plus les soutenir dans leur travail scolaire. Les frais de garde exploseraient, les frais de soutien scolaire également. L'éducation culturelle et éthique de nos enfants serait confiée à d'autres que nous.
Il n'y aurait plus que le travail de nuit qui bénéficierait d'un bonus de rémunération, puisque le dimanche deviendrait un jour ordinaire. Il n'y aurait donc aucun gain de pouvoir d'achat, et le même volume d'achats serait simplement réparti sur sept jours au lieu de six.
Des employeurs ou supérieurs hiérarchiques peu scrupuleux disposeraient d'un moyen de pression phénoménal, en particulier à l'encontre des salariés parents : le travail dominical deviendrait une sanction déguisée.
Le travail deviendrait encore plus pénible, et par conséquent les salariés auraient de toute façon encore moins envie de consommer : on fonce droit dans un mur sur le plan économique.
Je sais bien que de nombreuses personnes travaillent déjà le dimanche, et je les plains même si c'est leur choix. Je pense en particulier aux profession de la santé. Mais étendre leur situation à l'ensemble des salariés n'allègera pas leur fardeau (au contraire : il y aurait autant d'accidents du travail le dimanche que les autres jours…).
Aussi, si vous pouvez faire autrement, si vous n'êtes pas déjà pris toute la semaine par vos obligations, il serait judicieux de contribuer à faire de ces dimanches travaillés de décembre un bide commercial.
Autres discussions sur le travail dominical sur ce blog :
http://0yezoyez.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=631478
http://0yezoyez.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=364525
Illustration : http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2007/07/24/Travail-du-Dimanche-re-A-qui-le-tour
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