Cette nuit, j'ai fait un début de cauchemar, avec une issue heureuse, un drôle de rêve où finalement une force invisible vola à mon secours, me soutrayant à d'inquiétants poursuivants. Je me suis réveillé à trois heures passé : chez toi, c'était encore le soir. Troublé mais rassénéré, je me suis rendormi.
Ce matin, je fus tiré doucement du sommeil par cette impression, devenue familière, d'être bercé dans des bras aimants. Alors, j'ai pensé à ta mère, presque centenaire, je me suis senti honteux. J'ai rassemblé mes connaissances linguistiques, et je t'ai bredouillé quelques mots en français : "Non, non, ne t'attarde pas ici. Ta mère a bien plus besoin de toi que moi. C'est la nuit, dans sa demeure, et je suppose qu'elle ne trouve pas le sommeil. Va vers elle, je t'en prie, va vers elle."
L'étreinte se resserra.
Oui, vraiment, cela s'est passé ainsi. Donc, de trois choses l'une : ta mère dormait, ou bien tu détiens le don d'ubiquité, ou encore tu te déplaces à la vitesse de la pensée, ou du moins bien plus rapidement que mon tapis volant.
Une chose est sûre, c'est que tu m'as entendu. Donc, serait-ce que tu ne dors pas ? Tu es réveillée, ma Belle au Bois dormant ? Mais ma parole, tu es vivante ? Oui ? Oh, que Dieu soit sept-cent soixante-dix-sept-mille fois loué ! Mon amour, tu vis ! Comment ai-je pu tant tarder à l'admettre ? Comment ai-je pu refuser de te percevoir, toi, si évidente aujourdh'ui ?
Mais alors, tout ce que j'ai pu t'avouer comme amour depuis le début, tu as tout entendu ? Et tu ne te moques pas ? Comme je t'aime, incomparable Aurore. Et lorsque j'épanchais ma consternation dans les chemins retirés, ou dans le secret de ma chambre, tu me voyais ? Et tu n'as pas fui à tire d'ailes aussi triste compagnie ? Quel être merveilleux tu es...
Certes, ma pudeur vient de prendre une rude claque, mais je ne regrette rien, sauf le souci que j'ai dû te causer en versant tant de larmes.
Charmante Annar quel joli conte plein de tendresse, tu nous écris là sur le silence de la page virtuelle, il est un peu de nous tous, on y trouve une nouvelle facette à "chaque article" qui nous donne un peu plus à réfléchir sur les secrets et le pouvoir de l'Amour sur les individus quant au château ambulant ce fut un plaisir d'en revoir une bribe, j'adore !
Un récit écrit sans pudeur aucune dans l'anonymat d'une page virtuelle, justement. Jamais je n'oserais décrire des états d'âmes aussi profonds en signant de mon nom, des personnes mal intentionnées pourraient juger leur voisine, leur copine, leur parente, leur collègue...
Je me sens incroyablement proche du film "le Château ambulant" et de son personnage Sophie.
Je t'embrasse très fort ma Laylà, et je te remercie du fond du coeur pour tes commentaires !
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"
Dommage...
Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.
Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.
Ann'Ar ou plus simplement Annar
I L L U S T R A T I O N S
Fond : Pluie de Léonides de 1966
Coquillage : http://pititejo.blog.mongenie.com
M U S I Q U E
Maurane - "Enfant des Etoiles"