Oh, Aurore, comme elles m'amusent, les représentationsde revenants, maintenant que je sais ! Ces formes humaines, pâles, translucides, au regard parfois inexpressif, comme elles sont éloignées de ton apparence véritable !
Comme elle me fait rire, cette chanson* qui dit : "Une fois de plus, tu ouvres la porte." ! Comme si tu avais besoin d'une porte pour entrer... Comme si tu ne savais t'incorporer dans ces murs, devenir ma maison tout entière pour mieux m'entourer de ta grâce... Et pour venir me rejoindre en mon lointain Orient, je suppose bien sûr que tu as monté un pur-sang et parcouru des milliers de lieues au galop en plusieurs jours...
Toi qui traverses la Terre, la pierre et la chair le plus naturellement du monde, tu es invisible, et pourtant je te distingue. Très bien, même. Quand la lumière se fait plus douce, le couchant plus rose, les reflets plus dansants, je sais que tu es là, et tout sourit en moi. Tu n'es pas une forme humaine transparente ; tu es un voile de beauté qui recouvre avec tendresse tout ce que je vois.
Les sensations se mélangent, deviennent un tout ; et ce tout, c'est toi. Le ciel étoilé de ce solstice estival ressemble à la musique ; les constellations sont comme des arpèges de lucioles. Je n'ai qu'à ouvrir les mains, et je les sens se poser délicatement en pluie sur mes paumes. A chaque seconde que Dieu fait, tu me donnes tout l'amour du monde.
Toi et tes semblables, vous amplifiez la beauté de toute chose autour de nous, les êtres de sang. Ou peut-être, tout simplement, vous nous dévoilez la beauté véritable qui nous entoure et que nos coeurs, alourdis de soucis quotidiens, ne perçoivent qu'à moitié. A moins... à moins que vous nous offriez un aperçu de votre paradis ?
Vous êtes douceur, vous êtes lumière et vous êtes couleurs. Oui, vous intensifiez les couleurs de l'arc-en-ciel, la palette du spectre. Voilà donc pourquoi on vous appelle les spectres. A coup sûr, celui qui vous a donné ce nom a cotoyé l'un d'entre vous. Qui donc, par la suite, a revêtu ce terme d'une si effrayante connotation ? Sans doute des gens qui ne voulaient pas que l'humanité passée et celle du présent se rencontrent trop facilement.
Oh mon amour, ton monde n'est pas un univers parallèle. Il est perpendiculaire, oui, et à tout instant je sens sa réalité.
Ah zut, megazut, je viens de faire une fausse manip et de perdre le commentaire !
Je disais que tu es un ange, Chère Laylâ, de m'écrire toutes ces choses gentilles, et que je t'adore aussi.
Je disais aussi qu'effectivement dans ce conte revisité je joue un peu au jeu de la vérité, je joue à oser décrire des ressentis sans pudeur aucune.
C'est marrant, venant de quelqu'un qui avait toujours détesté les romans et films romantiques, et même certaines chansons que je trouvais "sirupeuses". Voilà que je me lance dans une description ultra-détaillée de sentiments. Peut-être avais-je besoin de le faire, ou peut-être je ressens le devoir de partager ces pensées qui sont malgré tout positives.
Gros bisous ma Belle
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"
Dommage...
Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.
Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.
Ann'Ar ou plus simplement Annar
I L L U S T R A T I O N S
Fond : Pluie de Léonides de 1966
Coquillage : http://pititejo.blog.mongenie.com
M U S I Q U E
Maurane - "Enfant des Etoiles"