Chers lecteurs, permettez-moi un petit coup de gueule, ou tout du moins d'exprimer ma consternation quant à la logique de l'équipe enseignante de l'école élémentaire fréquentée par mon fils.
La semaine dernière, il a fallu que je signe un petit mot informant les parents que, le dernier jour avant les vacances de Pâques :
-il n'y aura pas classe l'après-midi pour l'ensemble de l'école,
-les cours termineront, le matin, à 11 heures ce jour-là,
-la cantine scolaire ne fonctionnera pas.
Le motif ? Les enseignants ont eu une demi-journée de réunion de travail en dehors des heures de classe, aussi il s'agit pour eux de récupérer leurs heures.
Ah oui ? Mais là, je ne comprends pas très bien. Si je sais bien compter, il y a, dans une semaine d'enseignement primaire, 27 heures de classe : 6 les lundi, mardi, jeudi et vendredi, 3 le samedi. Or, les enseignants sont considérés comme exerçant à temps complet, du moins je le suppose étant donné que les enseignants que je connais gagnent beaucoup plus que moi qui suis cadre dans une mairie. Donc, on considère que, pour effectuer leurs 35 heures hebdomadaires, ils sont censés consacrer 12 heures par semaine à la préparation des cours et à la correction des copies.
Aussi, les 3 heures « perdues » par les enseignants de cette école lors de leur réunion de travail pourraient être récupérées sur les 12 heures de travail hors de la présence des enfants. Pour ce faire, il suffirait que la direction de l'établissement organise, pour ces 3 heures, une activité pédagogique ne donnant pas lieu à des copies écrites à corriger : du sport, ou une demi-journée sur la prévention routière, ou de l'enseignement artistique par exemple.
En l'occurrence, dans cette école, le directeur n'a pas d'élèves. Donc, s'il prenait à sa charge la totalité de l'organisation de cette demi-journée pédagogique sans devoirs écrits, il serait le seul à devoir récupérer le temps qu'aurait exigé cette préparation, en plus des fameuses 3 heures afférentes à la réunion de travail. Comme il n'a pas d'élèves, cela ne gênerait personne. S'il répugne à s'absenter une demi-journée complète, il pourrait par exemple récupérer une demi-heure par après-midi durant deux semaines.
Mais non. On préfère obliger des centaines de parents d'élèves à faire des yeux de cocker à leur employeur pour obtenir un congé ce dernier jour de classe des enfants. En effet, il ne s'agit pas que de prendre l'après-midi en congé, mais également le matin, puisque les enfants seront lâchés dans la rue dès 11 heures. En plus, la cantine est payée forfaitairement au mois, et bien entendu, la commune n'a pas encore parlé de rembourser ce repas supprimé arbitrairement, unilatéralement.
Pour ma part, je suppose que je n'aurai pas trop de mal à obtenir un congé pour pouvoir accueillir mon fils dès 11 heures ce jour-là, et je ressens le fait de passer quelques heures de plus en sa compagnie plutôt comme une merveilleuse nouvelle. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui se retrouvent à devoir chercher en catastrophe une solution d'accueil pour leurs enfants à cause d'un caprice de quelques membres du corps enseignant. Je dis bien « quelques » parce que j'ose espérer que certains parmi eux n'y sont pour rien.
Je remercie chaleureusement Sébastien, qui, sous forme de mail,
- m'a proposé de participer à la manifestation pacifique de protestation contre les violences subies par les Tibétains, en plaçant des bougies allumées aux fenêtres de nos maisons, tous les jeudis à 20 heures et cela jusqu'au 8 août 2008,
- m'a envoyé les réflexions suivantes :
« Quelle que soit votre vénération pour les maîtres tibétains et votre amour pour le peuple tibétain, ne dites jamais du mal des Chinois.
Le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour et, si le feu de la haine ne s'éteint pas, c'est que l'amour n'est pas encore assez fort ».
le XIVème Dalaï Lama
"Sans dire aucun mal des Chinois donc en admettant que la culture est différente et que socialement ils ne peuvent que progresser, j'admets qu'il s'agit d'un grand peuple prometteur pour l'avenir, cependant je trouve très naïf d'admettre qu'en allumant une bougie (je le ferai certes) je vais changer tout cela, au mieux je me montrerai compatissant de par ce geste.
Je penses, très personnellement que si l'on nous dit de ne pas boycotter les JO de Pékin c'est avant tout parce que si cela causera des retombées économique sur la Chine qui la poussera peut être quelque peut à revoir sa copie concernant le Tibet et peut être même sa vision des droits de l'homme (pour peu qu'elle ne soit pas aveugle…) les retombées concerneront aussi les pays participant et le CO qui ne peuvent où surtout ne veulent pas assumer l'image qu'un tel boycotte leur donnerait, autrement dit c'est toujours encore les intérêts économiques qui passent bien avant les intérêts « humains ».
Je penses qu'avec ces raisonnements pacifico - économique (car bien surune guerre civil ne serait pas une solution non plus !!!) les Tibétains ne sont pas près d'être libéré de l'oppression, les JO étant un des rares moyens de pression que nous avons sur la Chine aujourd'hui, je penses qu'il faudrait en profiter.
Et, on pourrait aller plus loin dans la réflexion en constatant que notre cher pays, ainsi que l'Europe et tous les pays riches, tirent bien profit de la situation en chine car chaque année nous y implantons encore plus d'entreprises et importons de plus en plus de produits made in china car en exploitant la misère on produit plus et moins cher…
Je sais bien qu'il n'y a pas de solutions miracles, mais je penses qu'il y a un pas à faire entre dire : « c'est pas bien » et montrer que l'on veuille réellement que ça cesse.
Mais, pour cela il faut déjà assumer ses convictions (il est ou le pays des droits de l'homme ???), or je ne connais aucun politique français qui ose ouvertement aborder ce genre de sujets avec le gouvernement chinois, il semble que nous aurions trop a perdre…
Cordialement
Seb"
Ce jeudi 27 mars 2008, A partir de 20 heures, partout dans le monde,
Chacun est invité à illuminer par des lampions ou des bougies ses fenêtres.
Il en sera de même tous les jeudis jusqu'au 8 août, date d'ouverture des jeux olympiques.
Non, chers lecteurs, je ne boude pas... je suis juste dans une petite forme en ce moment. Il faut dire que je me remets lentement de ma bronchite, et qu'en plus mes activités politiques m'ont légèrement sonnée.
Pour vous souhaiter de bonnes fetes de Paques, pas de référence religieuse, mais un arbre, tout simplement, pour rappeler aux chrétiens le cierge pascal, et à tout le monde le retour imminent des beaux jours.
Chers lecteurs, à défaut de vous annoncer d'heureuses nouvelles locales des municipales 2008, je puis moins vous raconter la désopilante première séance du nouveau conseil municipal de la commune où je réside.
Comme vous le savez, je faisais partie d'une liste qui fut battue dès le premier tour. Samedi matin, mes camarades et moi-même avons assisté à la séance du conseil municipal d'investiture du nouveau maire et de ses adjoints, afin de soutenir moralement les personnes en tête de notre liste, qui se retrouvent donc conseillers municipaux de l'opposition.
Vous vous souvenez peut-être que notre maire est un homme effacé, timide, soumis, et que c'est sa femme qui, depuis maintenant 7 ans, tient les rênes des affaires communales. Nous les appellerons les époux Robert DUPONT, et nous appellerons l'épouse madame Raymonde DUPONT née MARTIN. Il me semble qu'il s'agit là de noms fictifs bien neutres. (Merci à l'artiste de BD Binet pour les idées de prénoms).
Pour les profanes, l'élection du maire se passe de la façon suivante. Tous les élus se réunissent, par exemple 25 de la liste majoritaire et 8 des listes battues. Le plus âgé d'entre eux préside le début de cette première séance, et organise le scrutin à bulletins secrets, qui désignera le maire, élu au sein de l'assemblée. En principe, il s'agit tout simplement de la personne qui s'est présentée en tête de la liste lors des élections.
Donc, samedi matin, chacun des 33 membres du conseil municipal a mis son bulletin dans l'urne. Puis, le dépouillement s'est fait à haute voix. A part quelques bulletins en faveur de la tête d'une des listes d'opposition, on entendait, invariablement, proclamer :
Robert DUPONT
Robert DUPONT
Robert DUPONT
Robert DUPONT
Robert DUPONT
Lorsque, soudain, on entendit :
Raymonde DUPONT
Hilarité… y compris dans les rangs de la majorité.
Irritée, Raymonde DUPONT répliqua :
« Je ne m'appelle pas DUPONT ! Je m'appelle MARTIN ! »
Nouveau fou-rire. Comme quelqu'un lui a fait observer que, tout de même, DUPONT était son nom marital, elle a conclu :
« Ce n'est pas drôle. »
Après coup, j'ai ressenti une vague de pitié pour notre maire Robert DUPONT. Quel amour il doit recevoir de sa tendre moitié, qui ne veut même pas de son nom !
Je ne vous apprendrai rien en vous écrivant que de nombreux habitants de la Terre ne disposent pas de ce droit, qu'il a été chèrement acquis, etc.
Par contre, il est toujours bon de rappeler que ce sont les abstentions qui permettent des résultats catastrophiques. Lorsqu'une personne est désignée par les urnes avec un taux d'abstention de près de 50 %, cet élu n'est assurément pas représentatif de la population qu'il va administrer.
Ne permettons pas à de telles situations d'arriver demain...
Et, je sais bien que je me répete mais tant pis, observons bien les affiches des candidats (voir l'article précédent).
Mes chers lecteurs, je me permets de vous rappeler ce que je vous écrivais le 1er mars dernier, parce que c'est vraiment très important.
S'agissant des élections municipales, vous allez élire une liste dont la tête sera votre interlocuteur(trice) privilégié(e) pendant les six années à venir pour tous vos tracas locaux et quotidiens. Aussi, dans ce contexte, la couleur politique importe bien moins que la personnalité de celui ou celle qui se présente en tête de la liste.
Si je puis me permettre un petit tuyau pour ne pas commettre d'erreur que l'on pourrait regretter pendant six ans, observez les affiches des différents candidats en présence. Si l'affiche représente l'ensemble des membres de la liste, il y a de fortes chances pour que l'aspirant-maire soit une personne respectueuse de la démocratie. A contrario, si la personne qui brigue le mandat de maire apparaît seule sur l'affiche, évitez de lui accorder vos suffrages : selon toute vraisemblance, cet homme ou cette femme recherche le pouvoir avant tout ; voilà un piètre défenseur des intérêts de ses concitoyens !.
Certains d'entre vous m'ont demandé de raconter encore des anecdotes communales. J'en ai plusieurs en mémoire. A charge pour vous, chers lecteurs, de vérifier si telle ou telle anecdote ne se rapporte pas à quelqu'un ou quelqu'une qui se présente à vos suffrages dimanche.
Il y a l'histoire de ce maire qui a imposé, durant plusieurs années, une réunion sollicitant une demi-douzaine d'agents communaux, juste le soir où se déroulait la fete de l'amicale du personnel communal. Tiens, précisément, il ne l'a pas fait fin 2007, comme quoi il devrait y avoir des élections plus souvent…
Il y a aussi tel premier magistrat, qui laisse tomber au dernier moment une réunion importante se rapportant à l'exécution d'une mission fondamentale de service public, pour se rendre au pot des enseignants… c'est vrai qu'il s'agit là d'un électorat à ne pas négliger. A charge pour son secrétariat de téléphoner à la vingtaine de personnes invitées à la réunion pour les prévenir que celle-ci est reportée, et d'envoyer de nouvelles invitations. On se demande pourquoi les fonctionnaires sont parfois démotivés...
Il y a encore celui-là, qui, absent pour la journée, oblige un adjoint à venir signer à sa place une trentaine de courriers. Manque de chance, il revient avant que les courriers soient remis au bureau de poste, et exige qu'ils soient tous réimprimés, parce que maintenant qu'il est là, il veut les signer en personne. Et après cela, on ose parler de développement durable…
Mais celle que je préfère, c'est le coup des dictionnaires. En ce début d'année scolaire, la commune de Trifouilly-les-Oies a offert à chaque élève de cours moyen 2 un dictionnaire. A vue de nez, d'après la taille des écoles de Trifouilly, je dirais qu'il y avait environ 150 à 200 élèves de CM2 destinataires d'un dictionnaire. Cela partait donc peut-etre d'un bon sentiment. Seulement voilà, les dictionnaires furent livrés au rez-de-chaussée de la mairie, et c'était à l'époque, récente il est vrai, où les services municipaux de Trifouilly ne disposaient pas encore d'un batiment moderne avec ascenseur. Hélas, le bureau du maire se trouvait au second étage, et le premier magistrat entendait bien dédicacer de sa main chaque dictionnaire. Certes, il y avait une petite salle de réunion au rez-de-chaussée où le maire aurait pu tranquillement signer les dictionnaires, mais il n'a pas voulu l'utiliser. Alors, il a fallu que quelques hommes forts du personnel communal lui montent tous les dictionnaires pour que le maire les signe, et qu'ils les redescendent ensuite. Une bonne partie de l'après-midi, le personnel communal effaré a assisté au ballet incessant des dizaines de cartons de dictionnaires qui montaient puis redescendaient les escaliers, alors qu'il aurait été tellement plus facile que le maire descende signer les dictionnaires au rez-de-chaussée, tout simplement. Quand on se dit de gauche, on devrait répugner à se faire servir de la sorte.
C'est tout pour l'instant. Si d'autres histoires me reviennent, je reprendrai mon clavier. En me rendant à des stages entre agents communaux, j'en entends tellement…
Dans une ville pas très loin de chez moi, une polémique s'est récemment enflammée à propos des indemnités de fonction du maire sortant, qui se présente aux élections municipales 2008. Un membre de sa municipalité a fait savoir que ce maire, qui cumule 4 ou 5 mandats, touche chaque mois la somme d'environ 7000 euros (en brut, je suppose...).
En réponse, le maire a fait éditer des tracts (tant pis pour les forêts...) où il déclare que le chiffre de 7000 euros est fantaisiste. Alors, comment s'y retrouver, et qui croire ?
Si le sujet vous intéresse, vous n'avez guère d'autre choix que d'aller vous rendre compte par vous-mêmes, sachant que les documents budgétaires sont publics.
Par exemple, pour tel syndicat intercommunal, les indemnités de fonction figurent au compte n° 658 (si rien n'a changé dans la nomenclature depuis l'époque où j'ai consulté les comptes d'une telle collectivité, en 2006). En gros, les indemnités de l'exécutif équivalent au triple voire au quadruple de celles des membres du bureau (les adjoints pour une commune).
Ainsi, si une commune dispose d'un maire et de 10 adjoints, on peut considérer que chaque adjoint touchera, par an, un treizième de la somme inscrite au budget pour les indemnités de fonction, et que le maire en touchera trois treizièmes. Divisé par douze, le montant obtenu vous donnera une idée de l'indemnité de fonction mensuelle de votre candidat. Les charges sont principalement inscrites sur d'autres lignes budgétaires.
Bien entendu, le même calcul est à faire pour chacun des mandats cumulés par la même personne. A vos calculettes !
Eh oui, tout à l'heure, j'ai oublié d'afficher les paroles de cette superbe chanson du parolier Lionel Florence et du compositeur-interprète Calogero.
En 1989, des milliers d'étudiants chinois s'étaient rassemblés sur la place de Tien An Men, pour manifester contre la corruption du pouvoir en place. Ledit pouvoir a fait intervenir l'armée, les blindés, les chenilles, contre les jeunes gens. Cette répression sanglante symbolise bien la lutte inégale, l'injustice, la loi du plus fort et le triomphe du mal.
L'illustration provient du site Wikipedia. Il s'agit du monument à la mémoire des victimes de Tien An Men, représentant une bicyclette détruite et une trace de chenille. Le monument se trouve en Pologne.
Certains résultats du premier tour des élections municipales ont été pour le moins surprenants. Cependant, en entendant des propos d'électeurs, on comprend mieux ce qui s'est passé.
Ainsi, HONTE A CEUX :
- qui sont allés visiter nos aînés ces derniers jours, en leur apportant "LE" bulletin de vote adéquat, et en leur disant ce qu'il fallait voter,
- qui ont fait des navettes pour transporter ces électeurs âgés jusqu'aux bureaux de vote,
- qui se sont rendus dans des immeubles locatifs et ont fait croire aux occupants qu'ils leur faisaient signer une pétition pour l'amélioration du chauffage, alors qu'en réalité les locataires apposaient leur signature sur une liste de soutien à un candidat aux municipales.
Vidéo : Tien An Men, Calogero.
Certes, la comparaison avec la tragédie de Tien An Men est exagérée, mais ce matin, je me suis réveillée bien tristement, avec cette chanson dans la tête.
Par ailleurs, dans la ville où je réside, ma liste a été battue au premier tour, mais fort heureusement, il me semble qu'aucune des pratiques décrites ci-dessus n'a été rapportée. Cette liste s'est constituée un peu tard, et les électeurs ne connaissaient pas assez les personnes, voilà tout.
Vous avez peut-être remarqué la création d'une nouvelle catégorie, intitulée "Municipales". Il ne s'agit pas de vous orienter vers tel ou tel candidat, mais simplement de regrouper des articles qui vous décrivent un peu le fonctionnement des mairies, vu de l'intérieur. Cela peut vous donner envie de contribuer à changer certaines situations, parce qu'après tout, ce sont vos impôts qui les financent.
Dans la commune où je réside, le maire est un homme soumis, et c'est sa femme qui dirige les affaires communales, avec une poigne de fer. C'est en grande partie pour tenter de venir en aide aux employés communaux de ma ville de résidence que je figure sur une liste pour les élections municipales.
Qu'est-ce qui m'empêche de poster des articles en ce moment ? Une rhino-trachéo-bronchite. Ce long vocable inscrit sur mon arrêt de travail se traduit, en clair, par une toux à se demander si on ne risque pas de se fêler une côte, mal à la gorge, à la tête et parfois aux oreilles, et une voix de très grand fumeur depuis samedi dernier. Bref, rien de bien plaisant à part la joie de profiter de mon foyer et de pouvoir servir, à midi, un repas à la maison à mon fils, qui déteste l'ambiance de la cantine.
Cette RTB (je ne vais pas copier-coller à chaque fois « rhino-trachéo-bronchite » tombe à la fois au bon et au mauvais moment. Au mauvais, puisque je figure sur une liste pour les élections municipales, et que du coup je ne peux pas participer à la campagne électorale durant cette dernière semaine avant le premier tour. Certes, j'ai des horaires de sorties autorisées, mais premièrement, dès que je mets, par nécessité, le nez dehors (il faut bien acheter à manger…) j'ai l'impression de le payer par une aggravation des symptômes, et deuxièmement, certains de mes colistiers connaissent bien mon employeur : si jamais ils faisaient la gaffe de lui dire dans une conversation que j'étais présente à une réunion publique durant cette semaine précisément, je risque de sérieux désagréments…
Par ailleurs, je suis bien obligée de bénir ma RTB : cette semaine, l'instituteur de mon fils a une journée de formation, et de ce fait, les enfants n'ont pas classe ce jeudi. Je suis donc quitte de m'affoler pour trouver une solution d'accueil, sachant que le fiston est un peu grand pour les crèches et haltes-garderies. Pour cette raison, je vais devoir conserver soigneusement, dans les années qui viennent, une copie de l'exemplaire de l'arrêt de travail où figure la cause médicale de la mise en repos, parce que tôt ou tard, mon cher employeur risque d'apprendre que mon fils a eu une journée libre cette semaine, et il va forcément trouver que cela sent la maladie diplomatique. Et comme dans la mairie où je gagne mon pain, les choses ne sont jamais dites immédiatement en face, je m'attends à m'entendre reprocher cette coïncidence entre la formation de l'instituteur et mon arrêt de travail d'ici un an ou deux.
Pour illustrer ce propos, en juillet 2006 je sortais de chez le médecin, qui se trouvait à deux pas de ma mairie-lieu de travail, et pour gagner du temps, j'ai ramené directement l'arrêt de travail à l'accueil de ladite mairie au lieu de l'envoyer par la poste. Fin novembre 2006, j'étais convoquée dans le bureau du maire. Ce personnage m'a déclaré que lorsqu'on peut ramener un arrêt de travail, on peut aussi travailler (sic). Il faudra qu'on m'explique ce qu'il y a de commun entre déposer un papier, ce qui prend quelques secondes, et se concentrer toute une journée sur des dossiers parfois épineux.
C'est donc une RTB assortie d'un état plus ou moins grippal qui me retient loin de mon ordinateur. Je sais bien qu'écrire un article ne constitue pas un effort violent, mais vraiment en ce moment je me repose beaucoup. Ce qui m'inquiète un peu, c'est que j'en suis à mon troisième jour de traitement, avec certains médicaments délivrés uniquement sur ordonnance, et même des antibiotiques, et que malgré tout je ne constate pas l'ombre d'une amélioration, à part le mal de gorge qui s'est quelque peu calmé.
Je voudrais tout de même terminer avec une anecdote… instructive. Comme je vous l'ai écrit plus haut, j'ai dû sortir pour m'acheter des produits de première nécessité, et je me suis rendue dans un supermarché. Dans ces lieux, vous savez que tout est fait pour que vous soyez tentés de visiter d'autres rayons que ceux où vous aviez prévu de vous rendre pour vos courses. Et voilà que j'ai fait des folies ! J'ai ramené avec mes courses 3 DVD, un gilet et une coloration pour cheveux, tout ça le même jour, eh oui ! Cela confirme ce que j'ai déjà souvent observé : on est bien plus enclin à dépenser de l'argent (et donc à faire tourner l'économie) lorsque celui-ci n'est pas pénible à gagner. Parce que, bien évidemment, un mal de tête et de gorge est infiniment plus supportable que l'ambiance qui règne en milieu professionnel.
Donc, Mesdames et Messieurs les politiciens qui nous gouvernez, si réellement vous voulez relancer la consommation et, à terme, améliorer le climat économique général et le pouvoir d'achat, et si vous êtes sincères, entreprenez de lutter avec la plus grande sévérité contre la violence au travail. Il s'agit de mise en danger de la vie d'autrui, ni plus, ni moins, et les tristes évènements survenus dans l'industrie automobile sont éloquents à cet égard. Vous verrez comme nous consommerons facilement lorsque l'argent ne se traduira plus en nombre de kleenex mouillés !
PS : Rassurez-vous, mes amis, je ne mouille plus de kleenex, j'ai trouvé des dérivatifs.
Bien sûr, vous avez plus d'affinités pour tel parti que pour tel autre. Cependant, s'agissant des municipales, vous allez élire une liste dont la tête sera votre interlocuteur(trice) privilégié(e) pendant les six années à venir pour tous vos tracas locaux et quotidiens. Aussi, dans ce contexte, le parti importe bien moins que la personnalité de celui ou celle qui se présente en tête de la liste.
Si je puis me permettre un petit conseil amical, observez les affiches des différents candidats en présence. Si l'affiche représente l'ensemble des membres de la liste, il y a de fortes chances pour que l'aspirant-maire soit une personne respectueuse de la démocratie. A contrario, si la personne qui brigue le mandat de maire apparaît seule sur l'affiche, évitez de lui accorder vos suffrages : selon toute vraisemblance, cet homme ou cette femme recherche le pouvoir avant tout ; voilà un piètre défenseur des intérêts de ses concitoyens !.
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"
Dommage...
Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.
Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.
Ann'Ar ou plus simplement Annar
I L L U S T R A T I O N S
Fond : Pluie de Léonides de 1966
Coquillage : http://pititejo.blog.mongenie.com
M U S I Q U E
Maurane - "Enfant des Etoiles"