Ami lecteur, ami tout court,
Il peut t'arriver d'avoir envie de pleurer sur ce, ou sur celui ou celle qui n'est plus. C'est normal, et comme l'ont écrit Francis Lalanne et Jean-Jacques Goldman, "Les larmes, c'est fait pour couler même si tu te sens un petit bébé" et "Je ne vais te dire qu'il ne faut pas pleurer, il n'y a vraiment pas de quoi s'en priver". Pleure, donc, ne te fais pas de mal en cherchant à contenir ton émotion.
Mais, à travers tes larmes, il est bon aussi de louer et de remercier pour ce qui a été, ou pour celui ou celle qui est né(e) un jour. C'est justice, bien sûr, et puis c'est bon pour le moral.
Quelles que soient la sensibilité et la délicatesse de ton coeur, Celui qui les a mises en toi en détient encore davantage, forcément. Par conséquent, aussi grand que soit ton désarroi, bien plus profond encore est le Sien.
Ne L'accuse pas pour ce que tu pourrais croire qu'Il t'a repris. Compatis plutôt pour ce qu'Il a perdu en même temps que toi ou peut-être déjà avant toi. Compatis pour ces milliards d'affections qu'Il a perdues, et participe à Son impatience d'un monde où chaque sang sera éternel.
Tu verras, oui, tu verras que quelque chose en toi va grandir. Je ne saurais définir quoi, du moins pas encore à ce jour. Quelque chose d'intangible, mais de bien réel. Tu verras, et ce sera de plus en plus fort. En tout cas, quelque chose de suffisamment profond et dense pour que tes amis le remarquent.
Je crois que c'est tout simplement le début d'une forme particulière de bonheur, l'inconditionnel, celui qui ne dépend d'aucune cause extérieure apparente.
Ceci était mon conseil d'amie du jour. Ni un ordre, ni une ingérence. Un simple avis en passant.
Annar
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