Titre de l'extrait : Ma Musique et mon Patois - clic sur l'image pour l'écouter.
Les mots éclatent Dans le cri mat Ecoute-moi bien Crache les phrases Qui s'écrasent Sur mon micro Les atomes claquent Les dieux bivouaquent Près de ma maison Laisse valser et danser
C'est entre ma musique et moi Dans ma musique et mon patois Que je cascade Et je me noie C'est entre la musique et toi C'est ma musique et ton patois Qui te respire Et qui te boit
Mon français craque Ma voix s'en va
Ne respire pas Éteins tes yeux Enroule-toi bien Dans ta tête Attends la fête Dans tes cheveux Les anglais craquent Ecoute leurs couacs Derrière leurs façons De Dandies
L'ombre des arbres a changé de couleurs Le grande table envahie de fumeurs S'allonge et se partage Et se partage à contre cœur L'ombre des arbres a pris un air boudeur A quatre pattes au milieu des buveurs J'avance et m'interroge Le docteur me guette Son œil me parle Ses bras me démêlent de ce brouillard Je me réveille un peu plus chaque soir
J'ai chaud aux mains Marie Tu vois ça s'arrange Le mal est fini Le docteur me l'a dit On vivra dans la musique Et entre le mur et l'oubli On peut reprendre le voyage Aujourd'hui je suis guéri
J'ai vu Axel et sa fiancée Lilli Il est question qu'un jour ils se marient Elle est encore enceinte Encore enceinte et c'est joli Petite Jeanne a douze ans et demi Quel âge aurait notre frère aujourd'hui Ici sa place est vide On vit de silence Et son visage Dans nos existences Parle et Sourit Son cri s'efface un peu plus chaque nuit
Titre de l'extrait : Lady Marlene (la chanson qui a fait découvrir Daniel Balavoine à Michel Berger et France Gall, qui lui proposèrent un rôle dans Starmania - vous connaissez la suite...)
Près du mur Assis sur le côté Ma tête dure Rampait encore Au pavé lustré Je le savais J'arriverais
Mes chaussures Me faisaient mal aux pieds Mes mains si sûres Creusaient encore Vers la liberté Quand ils ont tiré Sur mes idées
Lady Marlène Toi tu t'endors de l'autre côté Lady Marlène A Berlin tu sais rien n'a changé C'est bien difficile de s'évader Les hommes en vert ont ...
Près du mur Vide sur le côté Ma rage mûre S'est effondrée Au bord du fossé Je la savais J'y resterais
Lady Marlène Toi tu t'endors de l'autre côté Lady Marlène A Berlin tu sais rien n'a changé C'est trop difficile de s'évader Les hommes en vert ont... tiré.
J'entends cogner mon cœur Dans soixante treize heures Je pourrai t'embrasser Pour mercredi, j'ai tout organisé Et dans une voiture A cent mètres du mur Dans Rudower Allee Lilli et moi nous viendrons vous chercher
Et quand je lui ai dit qu'Axel revenait Assise au bord du lit elle s'est mise à pleurer Dans ses mains sûre de rien Moi j'ai dit il faut pas t'inquiéter Sûr de rien dans ses mains Je riais mais ma tête tremblait
J'entends cogner ton cœur Dans soixante treize heures Tu seras fatigué Tu pleureras et je t'écouterai Assis au bord du lit Axel et Lilli Reprendront le passé J'aimerais tant que tout soit terminé
Et surtout ne dis pas que tu vas t'évader Même tous tes amis pourraient te dénoncer Souviens-toi autrefois Quand papa a été arrêté Maintenant je t'attends Et ma tête recommence à tourner.
Titre de l'extrait : Les Aventures de Simon et Gûnther... Stein (en quelque sorte la chanson-titre de l'album, celle qui brosse le décor).
Le petit Gunther Naquit en 41 Et son frère Simon Huit ans plus tôt en juin Au cœur de Berlin En quarante deux L'un fit ses premiers pas L'autre malheureux Entrait au pensionnat Dans la même année Leur père mobilisé Quitta la maison Pour aller se cacher Un mercredi soir Il était dénoncé Le jeudi qui suivit La gestapo vint le chercher Pour l'arrêter
19 ans plus tard Descendant rue Bernauer Simon se pressait Pour retrouver son grand frère 19 ans plus tard C'était le 13 août Année 61 Jour où fut construit
Le rideau de Berlin Et comme autrefois Tout recommençait Simon et Gunther Etaient séparés Effaçant des mains Leurs larmes qui coulaient Ils savaient bien qu'un jour Le pauvre Simon Pourrait enfin s'évader.
J'entends cogner mon cœur Dans soixante treize heures Je pourrai t'embrasser Pour mercredi, j'ai tout organisé
Et dans une voiture A cent mètres du mur Dans Rudower Allée Lilli et moi nous viendrons vous chercher
Et quand je lui ai dit qu'Axel revenait Assise au bord du lit elle s'est mise à pleurer Dans ses mains sûre de rien Moi j'ai dit il faut pas t'inquiéter Sûr de rien dans ses mains Je riais mais ma tête tremblait
J'entends cogner ton cœur Dans soixante treize heures Tu seras fatigué Tu pleureras et je t'écouterai
Assis au bord du lit Axel et Lilli Reprendront le passé J'aimerais tant que tout soit terminé
Et surtout ne dis pas que tu vas t'évader Même tous tes amis pourraient te dénoncer Souviens-toi autrefois Quand papa a été arrêté Maintenant je t'attends Et ma tête recommence à tourner.
Une chanson d'une tessiture fantastique, à écouter absolument (clic sur le titre de l'article pour arrêter la musique d'accueil).
Mon pauvre Günther, Deux ans et trois mois Que je ne peux plus Te serrer dans mes bras Et le chagrin me tutoie
Mon pauvre Günther, Ne pleure pas pour tout ça Je vais bientôt m'évader Günther Vendredi tout sera prêt
Je sais d'autres ont déjà essayé C'est vrai que beaucoup y sont restés Mais moi je suis sûr de réussir Et dans la moiteur des vodkas Je te vois enfin sourire
Mon bien aimé frère Je sais que j'ai un peu bu Mais j'ai toujours ma raison Bientôt
Je serai à la maison
Il n'faut pas t'en faire Axel a l'intention d'essayer De passer aussi Avec
L'espoir de revoir Lilli
C'est vrai, d'autres ont voulu s'envoler Je sais qu'ils ont été fusillés Mais j'aimerais mieux mourir libre
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J'ai reçu ta lettre Et de ma fenêtre Quand je les ai vus t'emmener Ma tête s'est voûtée Les pleurs que j'avais sur les mains S'essoufflaient courant vers les tiens Qui se refermaient derrière toi En étouffant tout ce qui restait de ma voix
Des sentiments bâtards A caresser le ciel Ou encore à flirter les trottoirs Me poussent vers Viertel Pour essayer de te revoir Pour ne pas bluffer mon espoir Je me cogne la tête au mur Et j'irrite mes larmes sûres Sur son armure
Et puis je serre les dents Crois-moi, ne l'oublie pas, compte sur moi Embrasse nos parents Dis-leur que je suis leur enfant
Et de ma fenêtre Je t'écris ma lettre J'ai trop de mal à m'endormir Et si mon sang dévire C'est le fumée que je respire Et qui me pousse à revenir Du côté de Viertel En espérant que tu passeras par le ciel
Et quand je me sens fort Je parle aux miradors Et si je sais qu'ils te surveillent C'est qu'ils tuent mon sommeil En m'empêchant de t'embrasser En éclairant ce pauvre baiser Que je t'envoie par courrier De ce côté de BERLIN qu'ils t'ont enlevé
Il faut que je serre les dents Crois-moi, pardonne-moi, si je ne viens pas Embrasse nos parents Crie-leur que je suis leur enfant.
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"
Dommage...
Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.
Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.
Ann'Ar ou plus simplement Annar
I L L U S T R A T I O N S
Fond : Pluie de Léonides de 1966
Coquillage : http://pititejo.blog.mongenie.com
M U S I Q U E
Maurane - "Enfant des Etoiles"