Illustration : Centrale nucléaire de Fessenheim, la doyenne française, la voisine des Haut-Rhinois et des "Nigroforestiers" (je ne sais pas si les habitants de la Forêt Noire s'appellent ainsi...).
Vidéo et précisions sur la chanson à l'article précédent.
A L L I G A T O R S 4 2 7
Alligators 427 Aux ailes de cachemire safran, Je grille ma dernière cigarette. Je vous attends. Sur cette autoroute hystérique Qui nous conduit chez les mutants, J'ai troqué mon cœur contre une trique. Je vous attends. Je sais que vous avez la beauté destructive Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir. Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 À la queue de zinc et de sang, Je m'tape une petite reniflette. Je vous attends. Dans cet étrange carnaval On a vendu l'homo sapiens Pour racheter du Neandertal. Je vous attends. Et les manufactures ont beau se recycler, Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde, Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 Aux longs regards phosphorescents, Je bouche mon nez, remonte mes chaussettes. Je vous attends. Et je bloque mes lendemains. Je sais que les mouches s'apprêtent, Autour des tables du festin. Je vous attends. Et j'attends que se dressent vos prochains charniers. J'ai raté l'autre guerre pour la photographie. J'espère que vos macchabées seront bien faisandés. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 Aux crocs venimeux et gluants, Je donne un coup de brosse à mon squelette. Je vous attends. L'idiot du village fait la queue Et tend sa carte d'adhérent Pour prendre place dans le grand feu. Je vous attends. J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils Pour venir saluer les anges nucléaires. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 Aux griffes d'or et de diamant, Je sais que la ciguë est prête. Je vous attends. Je sais que dans votre alchimie, L'atome ça vaut des travellers chèques Et ça suffit comme alibi. Je vous attends. A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer. Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose. Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 Au cerveau de jaspe et d'argent, Il est temps de sonner la fête. Je vous attends. Vous avez le goût du grand art Et sur mon compteur électrique, J'ai le portrait du prince-ringard. Je vous attends. Je sais que, désormais, vivre est un calembour. La mort est devenue un état permanent. Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"
Alligators 427 est une chanson française (paroles et musique) de Hubert-Félix Thiéfaine. Cette chanson est publiée pour la première fois sur l'album Autorisation de délirer (1979) mais figure sur la plupart des albums de concerts ou compilations. Elle est aussi présente sur l'album Les fils du coupeur de joints interprétée par Matmatah.
Elle dénonce les méfaits du nucléaire par un enchainement de métaphores, notamment...
- le danger sur la santé :
« À l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer, je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose, je sais que mes enfants s'appelleront : vers de terre. »
- l'utilisation militaire
« Et j'attends que se dressent vos prochains charniers, j'ai raté l'autre guerre pour la photographie. »
- l'adhésion d'une population peu informée
« L'idiot du village fait la queue et tend sa carte d'adhérent pour prendre place dans le grand feu. »
- l'inaction des décideurs soumis aux règles de l'argent-roi.
« Je sais que dans votre alchimie l'atome ça vaut des traveller's cheques, ça suffit comme alibi. »
Mais aussi de manière plus directe à Louis Leprince-Ringuet : « Vous avez le goût du grand art et sur mon compteur électrique, j'ai le portrait du prince ringard. »
Chaque phrase est ponctuée par un Je vous attends et l'ensemble est rythmé par un vive la mort récurrent qui ajoute au caractère morbide des paroles et de la musique, dominée par un roulement de tambour. Sur la fin du morceau, un ostinato parlé sur Je vous attends résonne sur un rythme à trois temps alors que la chanson reste sur un rythme à 4 temps, introduisant un décalage rythmique intéressant (ce décalage rythmique n'est pas gardé dans la version en concert de la chanson).
Il est également intéressant de noter que cette chanson fut écrite alors qu'Hubert-Félix Thiéfaine croyait développer un cancer.
Source : Wikipedia
Clic sur le titre de l'article avant d'écouter la vidéo pour l'isoler de la chanson d'accueil.
Ce texte est du comédien, humoriste, auteur dramatique et cinéaste Raouf Ben Yaghlane (clic sur sa photo pour en savoir davantage).
La Terre vous parle...
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la Terre parler ? Moi oui… Partout où je suis. Elle n'arrête pas de me poursuivre, dans mon réveil, dans mon sommeil, sous ma douche, quand je marche, même quand je mange. Elle est même sur ma table. Elle n'arrête pas de me parler :
« Vous me fatiguez, vous m'épuisez, vous me déchirez avec vos bombes … Vous me poignardez avec vos missiles, vous faites trop de bruit. Je vous donne à boire, je vous donne à manger, et certains trouvent le moyen de laisser les autres mourir de faim…
Je vous allaite dès votre naissance, et à la fin de votre vie, je vous reçois je vous accueille, je me fais lit pour votre repos je vous amande, je vous mandarine, je vous fleure, je vous jasmine, je vous donne mes odeurs pour vous égayer, je vous emmène dans ma mémoire jusqu'à vos ancêtres, je me tapisse de neige pour vous distraire, et de sable pour vous plaire,
je me grotte, je me roche, je minéralise, je cicatrise vos blessures, je vous donne les fruits de mes entrailles, je vous porte, je vous emporte, je vous supporte, je vous transporte…
Sur chacun de vous il y a mes empreintes, mes couleurs et mes accents…
C'est par ma forme que sont formés les gestes de vos mains quand vous mangez, de vos pieds quand vous dansez.
C'est sur moi que tout s'appuie … Votre équilibre vous me le devez. Ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ? Satisfaire vos caprices ? Abriter vos corps ?
Si je disparaissais, où pourriez-vous planter vos arbres ? Si je retirais mes eaux que pourriez-vous boire ? Si je voilais mes beautés, que pourriez-vous voir ? Si j'emportais mes céréales, mes fruits, mes forêts, mes océans,
Sur quoi iraient se poser les oiseaux ? Sur quoi iraient courir les chevaux ?
Comment iriez-vous peindre vos gloires, vos victoires, vos guerres, vos misères, vos haines et vos amours ?
Quand vous suffoquez, qui vous aère ? Quand vous vous chagrinez qui vous console, vous cajole ?
Je me laisse labourer, vous me goudronnez ; je me laisse vendanger, vous me nucléarisez….
Ah je vous connais, ceux que vous avez enterrés m'ont tout raconté de vous.
Attendez-vous à voir mes rivières sécher, mes montagnes s'écrouler… Vous ai-je déprimé avec mes jardins ? Vous ai-je stressé avec mes parfums ?
J'étouffe.
Allez-vous enterrer ailleurs, votre mort n'est plus dans ma vie…
Vous voulez le ciel, allez-y !
Grimpez dans l'air …réinventez-vous une existence, mais sans moi.
Quand je suis arbre, vous me coupez, Quand je suis céréale, vous me brûlez, Quand je suis eau, vous me polluez. Quand je suis fertile, vous me gaspillez Quand je suis Afrique vous m'affamez, Quand je suis pétrole vous me pompez, Quand je suis Nord vous me modernisez, Quand je suis Sud vous me sous-développez …
Je n'en peux plus …
Qui pourra me ressourcer ? Quel autre peuple pourra m'habiter ? »
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la terre parler ?
Un grand merci au film de Yann Arthus Bertrand, diffusé vendredi : il semble qu'il soit à l'origine d'un renforcement de la prise de conscience de la fragilité de notre Terre, comme en témoignent les résultats des élections européennes.
Pierre Perret, en précurseur, a écrit à ce sujet à la fin des années 1990, à une époque où encore peu de gens avaient conscience de l'importance de l'écologie et du développement durable.
Arrêter le lecteur musical d'accueil ou cliquer sur le titre de l'article pour visionner le diaporama.
« Vivre plus simplement pour que d'autres puissent simplement vivre. » Gandhi
Je vous avoue, chers lecteurs, que j'avais un peu du mal à me passionner pour la campagne des élections européennes.
Mes cours de droit public commencent à être lointains dans ma mémoire de quadragénaire, et je ne sais même plus très bien, dans le contenu des profession de foi, les promesses qui concernent des actions qui sont réellement du ressort des futurs élus, et celles qui ne sont que poudre aux yeux.
De plus, depuis quelques semaines, j'ai l'esprit dans d'autres dimensions si j'ose dire. Je nage en plein hémisphère droit, et je crois bien que cela se voit sur ce blog.
Et pourtant, le nom de l'une des formations en lisse pour les élections européennes a retenu mon attention. Clic sur l'image pour accéder au site où j'ai trouvé, entre autres, la profession de foi dont voici un extrait :
"Parce que cette « croissance » :
n'est pas soutenable : aujourd'hui, si tous les humains vivaient comme un Europeìen, il faudrait au moins 3 planeÌtes. Ce modeÌle de deìveloppement n'est donc pas geìneìralisable : il doit être remis en question.
est profondeìment ineìgalitaire : 20% de la population s'accapare 80% des ressources naturelles. La croissance ne profite donc qu'au petit nombre de privileìgieìs qui en vantent les meìrites.
ne tient pas ses promesses : depuis 30 ans nous avons eu un taux de croissance du PIB de 60 % et la situation n'a cesseì d'empirer : doublement du taux de chômage, de la preìcariteì, des ineìgaliteìs sociales, deìreÌglement du climat, eìpuisement des ressources, probleÌmes de santeì publique, monteìe de la violence...
ne reìpond pas aÌ nos besoins fondamentaux : partage, coopeìration, vie sociale, relations humaines, temps libre, mieux vivre, embellissement du monde...
Il est temps de RALENTIR pour RETROUVER les autres dimensions de la VIE.
Il est temps de comprendre que l'Homme ne se reìduit pas au couple producteur-consommateur.
Il est temps de remettre le bien-être des citoyens au cœur de toute action politique, et non plus l'efficaciteì eìconomique.
Il est temps de redonner du sens aÌ nos vies, d'innover, d'entreprendre pour creìer ensemble une nouvelle socieìteì. Nous voulons du temps libre et de la convivialiteì, pour mieux vivre, mais aussi pour mieux s'informer, deìbattre et participer aÌ la vie politique et sociale.
Pour ne plus se laisser dicter nos choix de socieìteì par les politiques et les dirigeants."
Il est bien évident que les bloggeurs ne se permettent pas de donner des conseils de vote. Il s'agit juste d'un article posté parce que j'avais envie de connaître et de faire connaître ce parti au nom audacieux.
Puisque, ce dernier WE, des salariés ont manifesté contre d’autres salariés,
puisque l’opinion publique risque d’accuser des cheminots d’avoir incendié des ouvrages ferroviaires cette nuit,
puisque nous risquons un mini-conflit civil entre différentes catégories de travailleurs,
et pour de multiples autres raisons, je voudrais écrire ceci :
Ne nous laissons pas diviser. Nous sommes tous dans le même bateau, et ballotés entre les mêmes récifs. Nous risquons tous le même naufrage.
Et surtout, voici les différentes données qui me font supposer que tous les salariés ont un craindre un ennemi commun.
1/ On n’arrête pas de nous prêcher le non-recours à l’automobile, le déplacement minimum, etc, et pourtant, aucune disposition n’est prise pour instaurer ou favoriser le télétravail. Le télétravail limiterait les trajets, les émissions de gaz à effet de serre, et le risque routier. De plus, il permettrait de chauffer et d’éclairer moins de locaux, que ce soit au niveau de l’entreprise ou au niveau des structures périscolaires et des crêches. Alors, où est le problème ? Serait-ce, par hasard, qu’il soustrairait les salariés aux opérations de harcèlement moral et de déstabilisation psychologique ?
2/ La réforme de la carte judiciaire est d’abord dirigée contre la justice du travail. D’après la presse, elle concerne, grosso modo, un TGI sur huit, un TI sur trois, et surtout un conseil de prud’hommes sur deux ! Eh oui, d’habitude, on tend à mettre les conditions d’emploi des fonctionnaires au niveau de celles du secteur privé. Mais là, c’est l’inverse qui se produit : le traitement du contentieux du travail dans le privé deviendra aussi long que dans le secteur public. En effet, il n’y a pas de conseil de prud’hommes pour les fonctionnaires, et les litiges sont réglés au niveau des tribunaux administratifs. Ceux-ci sont engorgés par d’autres affaires, et un fonctionnaire victime d’une injustice ou d’une violence quelconque attend en général trois ans avant que son affaire soit jugée. Comme vous vous en doutez, la très grosse majorité des fonctionnaires renoncent à recourir à la justice quand ils sont agressés par leur employeur ou leur hiérarchie : trop de pressions, trop de chantages, et surtout trop de lenteur pour faire cesser tout ça.
Donc, avec la réforme de la carte judiciaire, salariés du privé et du public seront logés à la même enseigne face à la justice au travail. C’est tristement drôle : quand le privé a un régime de retraite moins favorable, on saborde celui du secteur public, et quand les fonctionnaires ont une justice moins efficace, on cherche à aligner celle des salariés du privé. Bref, on dirait qu’il n’existe pas d’autre logique que le nivellement par le bas.
3/ Il est très, très peu probable que ce soient des cheminots qui ont incendié des ouvrages ferroviaires. Ces sabotages vont leur occasionner un surcroît de travail, des désorganisations d’horaires de trains, des changements dans les plannings de trajets et d’astreinte, et que sais-je encore. Selon toute vraisemblance, il peut s’agir d’une action organisée (les feux ayant pris en même temps) dans le but d’attiser la haine des usagers contre les cheminots. Le but serait donc de diviser des salariés entre eux, pour leur faire oublier qu’ils sont tous victimes d’un système qui cherche à les casser, à casser leurs nerfs, à briser leur vie de famille (en les épuisant psychologiquement) et leurs enfants par la même occasion.
De grâce, il ne faut pas manifester les uns contre les autres. Nous avons, je me répète, un ennemi commun. Je ne sais pas si cet ennemi, c’est ce gouvernement, ou si celui-ci obéit à des ordres qui viennent de plus haut, d’une instance supranationale. L’idéal serait que nous soyons tous ensemble pour le démasquer, et pourquoi pas le neutraliser. Dans tous les cas, ne nous laissons pas entraîner dans la guerre civile qui nous pend au nez.
Je vais commencer par un aveu : je n'ai pas été fichue de trouver en ligne la lettre adressée par Mme Idrac aux cheminots. Sans doute ai-je un peu de brouillard dans les yeux (et/ou un peu plus haut) à cette heure-ci.
J'ai par contre bien entendu et lu un peu partout la phrase "Ne risquons pas un divorce avec les Français". Comme je n'ai pas le sentiment d'être profondément marginale, je suppose que les pensées que je vais exposer ci-après sont partager par beaucoup de Français.
Je souhaite être, du moins je l'espère, la énième à répéter aux cheminots que si divorce il y a, ce n'est sûrement pas avec les salariés de la SNCF.
Si les cheminots voient boulversées les conditions d'emploi qu'ils ont choisies le jour où ils ont trouvé, au sens littéral, leur voie, il s'agit d'une grave lésion, un peu comme une sorte de dol. Si les conditions d'embauche de quelque corps de métier que ce soit doivent changer, cela ne doit s'appliquer qu'aux nouvelles embauches. Souvenons-nous d'une actualité récente : le Conseil Constitutionnel n'a-t-il pas déclaré irrecevable la notion de rétroactivité d'une loi nouvelle, en l'occurence celle qui aurait dû réduire la charge pécuniaire des emprunts en cours ? (Au fait, pourquoi la rétroactivité ne fonctionne-t-elle que quand cela arrange nos dirigeants ?)
Si divorce il y a, donc, ce sera plutôt entre les Français et la direction de la SNCF. Qui a empêché des trains de rouler, lésant ainsi les usagers, à cause d'une grève des contrôleurs, autrement dit d'un hypothétique manque à gagner de l'entreprise ferroviaire en cas de fraude des passagers ? Qui a, à cette occasion, obligé les passagers à emprunter des modes de transports moins sûrs et moins écologiques ? Qui a supposé que les passagers allaient frauder ? Est-ce le personnel ?
Qui applique des tarifs prohibitifs pour le transport d'une voiture d'un point à l'autre de la France alors qu'on ne cesse de parler de risques routiers inhérents aux départs en vacances et d'émission de gaz à effets de serre ? Qui oblige le citoyen Lamda qui ne s'appelle pas Cresus à traverser la France au volant de son automobile ?
Soyez rassurés, les cheminots. Ceux qui vous en veulent sont de toute façon d'éternels insatisfaits qui croient qu'on résoud les problèmes en nivelant tout par le bas : les salaires, les retraites, les conditions de travail. Vous n'êtes pas leur seule cible ! Ceux-là en veulent aux cheminots, aux fonctionnaires, aux footballeurs, aux chanteurs, aux politiciens et j'en passe... mais ne font rien pour améliorer leur propre condition : il leur semble plus facile de haïr ceux qui ont fait des choix et des efforts différents.
C'est sûr, nous allons peut-être un peu râler quand nous aurons des problèmes de transports et de bouchons liés à votre mouvement social. Mais dans tous les couples, il y a des disputes qui ne mênent pas pour autant au divorce. On vous aime, les cheminots, vous qui nous avez transportés un peu partout quand nous étions ados et que nous ne savions pas encore conduire. Tirez les autres salariés vers le haut. Soyez notre locomotive !
Que fait la police ? C’est la question que je me pose à chaque fois que j’ai à subir les nuisances dues à des engins motorisés détournés de leur usage normal de mode de locomotion. Les forces de l’ordre auraient-elles donc peur des jeunes contrevenants ou bien de leurs grands frères ? C’est en tout cas le sentiment partagé par beaucoup parmi nous.
QUE FAIT LA POLICE ?!? Oui que fait-elle, lorsque des jeunes gens font des dizaines de fois le tour du même quartier, sur des deux-roues au bruit insupportable, en s’appropriant à la fois la route qui est censée être à tous et l’air que nous respirons ? Ou lorsqu’ils font wrombir les moteurs de leur automobile en rendant la rue à la dangereuse pour les enfants et désagréable pour tous ? Comme beaucoup de mes concitoyens, je ne comprends pas pourquoi le plus petit excès de vitesse est traqué sur les routes que nous empruntons pour nos déplacements nécessaires, alors que d’autres peuvent en toute impunité polluer l’air, nous mettre en danger et nous empêcher de nous détendre dans nos quartiers d’habitation. Dans ce même contexte, les contrôles anti-pollution auxquels nous sommes soumis ont également un parfum malsain de deux poids deux mesures.
QUE FAIT L’EDUCATION ?!? Comment se fait-il que des jeunes sur le point d’entrer dans la vie active ne disposent pas d’autre moyen de communication que les bruits de moteurs trafiqués ? Comment se fait-il qu’après des années de scolarité, ils ne maîtrisent pas un vocabulaire suffisant pour pouvoir s’exprimer avec des mots plutôt qu’avec des vrombissements ? Pourquoi semblent-ils tout ignorer de l’impact de leurs façons sur leur cadre de vie futur ?
QUE FONT LES PARENTS ?!? Notre rôle de parents n’est-il pas de préparer nos enfants à leur avenir, et en particulier leur apprendre les gestes qui optimisent leurs chances de vivre plus tard sur une Terre pas trop abîmée par l’homme ? Alors que l’été perturbé que nous venons de traverser nous donne une occasion aisée de sensibiliser nos enfants et nos ados à la sauvegarde de notre environnement, pourquoi tous les parents ne la saisissent-ils pas ? Nous devrions tous avoir à cœur que nos enfants et leurs propres enfants aient encore sous leurs pieds une planète vivable lorsque nous ne serons plus là. Et qu’on se le dise, il est plus facile pour un jeune de respecter l’environnement s’il voit son père ou sa mère éteindre le chauffage en quittant une pièce… même si le chauffage est collectif !
QUE FONT LES MEDIAS ?!? Il y a bien des campagnes, très bien faites, contre le tabac, les drogues, l’alcool. Pourquoi n’y en a-t-il pas contre les loisirs motorisés ? Puisque ce sont presque toujours des garçons qui se livrent à ce type de passe-temps, il pourrait être efficace de diriger une action de sensibilisation vers les jeunes filles, pour les amener à trouver plus séduisants les jeunes hommes qui font preuve de civisme que ceux qui jouent les gros bras avec des moteurs bruyants.
QUE FAIT LE SYSTEME ?!? Est-ce logique qu’il existe encore de nos jours des sports mécaniques ? Ceux-ci sont bien sûr ponctuellement polluants, mais surtout ils fournissent à nos ados des modèles qui ne sont franchement pas à appliquer en ville… De plus, les sports mécaniques viennent encore de démontrer leur dangerosité ces derniers jours. Alors, pourquoi les sports mécaniques et les loisirs polluants ne sont-ils pas simplement interdits, et les véhicules motorisés confisqués chaque fois qu’il est constaté que de toute évidence leur conducteur ne s’en sert pas comme moyen de locomotion mais comme mode de parade ? La réponse, j’ai bien peur que nous l’ayons déjà devinée : le profit, la pression exercée par les fabricants de véhicules, le produit des taxes sur les carburants, les modes diverses et j’en passe.
Certes, nous avons tous notre rôle à jouer pour que cessent les loisirs aussi polluants que frustres sur le plan culturel, mais il semble que dans l’urgence (par exemple lors de conditions atmosphériques anticycloniques) le moyen le immédiatement nécessaire et le plus rapide à mettre en œuvre, c’est hélas la répression. Osons espérer que la situation partiale actuelle provient d’une mauvaise organisation et non du fait qu’il est plus facile de s’en prendre à d’inoffensifs automobilistes qu’à des gens qui intimident les forces de l’ordre avec des moteurs bruyants et des manières indélicates.
AB
Vous le savez, j'essaie en général de concilier au mieux confort, bien être et gestes environnementaux. C'est dans cet état d'esprit que j'ai envisagé, pour mes prochaines vacances, de rejoindre le sud de la France en train.
S'il est vrai que je ne me sens pas prête à renoncer à ma voiture en vacances, et donc à la liberté de visiter des lieux qui ne sont pas desservis par les transports en commun, par contre je serais tout à fait d'accord pour accepter les contraintes liées au transport par rail de mon véhicule : horaires, délai de récupération du véhicule une fois sur place, etc.
Aussi, j'ai visité le site de la SNCF, pour vérifier que le tarif de transport de mon automobile n'excéderait pas de trop celui des péages d'autoroute et du plein de carburant... et j'ai eu la très désagréable surprise de constater qu'il me faudrait débourser, pour un aller simple, environ 250 euros ! (non compris les billets de train pour un adulte et un enfant).
Là, j'ai beau penser au confort de ne pas avoir à conduire, 500 € l'aller-retour pour la voiture plus nos billets de train, c'est franchement trop onéreux.
Je pense que si vraiment ceux qui nous gouvernent et nous demandent des efforts pour trier nos déchets ou opter pour des transports en commun veulent être logiques, il conviendrait, au minimum, que le prix du transport d'une voiture par rail n'excède pas celui du même trajet par autoroute, carburant compris, et que le seul effort financier demandé aux voyageurs en échange du confort de la non-conduite soit le prix des billets pour les personnes.
Je ne vois pas comment la prise en charge d'un véhicule pour traverser la France peut coûter 250 € à la SCNF ; et si toutefois c'était le cas, il appartiendrait à l'Etat ou aux collectivités locales de "mettre au bout" pour éviter à l'entreprise publique d'être déficitaire.
L'idéal, ce serait même que le transport du véhicule par rail soit entièrement gratuit, et financé par nos impôts : ainsi, ceux qui voudraient persister à préférer l'autoroute auraient l'impression de payer deux fois leur trajet, dans la mesure où ils auraient déjà payé, fiscalement, le transport en train, et cela les ferait sûrement changer d'avis. Voilà qui serait une véritable mesure environnementale, et un coup de pouce pour notre planète.
Des sites sur le sujet, j'en ai déjà visité un grand nombre comme vous vous en doutez.
J'ai trouvé celui-ci particulièrement riche en informations. Voici le lien :
http://terresacree.org/
J'aime beaucoup aussi celui-ci, plus convivial et plus proche de notre vie quotidienne :
http://raffa.grandmenage.info/
Bonne navigation, et, si vous le pouvez, bonne application de ce que vous découvrirez.
Ce WE, j'ai rendu visite à ma mère qui habite à près de 300 km de chez moi, et un reste de sciatique m'a fait renoncer à prendre le volant. C'est ainsi que j'ai redécouvert le train.
L'aller-retour en seconde classe m'a coûté moins cher que d'additionner le prix du péage d'autoroute et celui d'un plein en carburant. J'ai changé deux fois à l'aller, mais sans attente à la gare.
Moins de fatigue, bien sûr, moins de coût, mais surtout moins d'impact sur l'environnement. Cependant, ce que j'ai vraiment regretté, c'est que le geste vert qui consiste à préférer le train à l'automobile est fortement atténué par le fait que les wagons... sont climatisés !
Allez, la SNCF, un petit effort : quand la température extérieure n'approche pas les 30° C, il est inutile et polluant d'actionner la climatisation. En plus, on est obligé de prévoir la petite laine à portée de main, voire même un foulard au cas où.
Une solution pourrait consister à climatiser une seule voiture, et la réserver aux usagers qui justifient d'une obligation médicale d'éviter la chaleur.
Puisque j’ai entendu parler à plusieurs reprises, ces derniers jours, de la pollution de l’eau par les produits pharmaceutiques, je souhaite vous faire part de ce que mon petit cerveau de profane en la matière a retenu d’un colloque sur ce thème, il y a quelques années.
Oui, on trouve des traces de médicaments dans les eaux usées, et ces traces échappent aux systèmes actuels de filtration.
Oui, on a constaté que certaines espèces de poissons se féminisent, du fait du rejet dans les eaux usées de résidus de pilule contraceptive par les urines.
Oui, les poissons souffrent, d’une manière générale, des rejets de médicaments dans les eaux usées. Une constatation a été faite sur les gardons ; je m’en souviens bien, parce que la conclusion de l’intervenant était : « Les gardons ne sont pas aussi frais qu’on le pense. »
Oui, nous pouvons à notre niveau faire un petit quelque chose, en perdant l’habitude de jeter les médicaments périmés dans les toilettes.
Oui, la question du danger pour la santé et la fécondité humaines par le biais de l’eau potable a été posée, mais le risque n’est pas clairement établi.
Non, ce n’est pas la peine de bouder l’eau du robinet. Il n’y a aucune raison pour que les nouveaux polluants affectent plus les ressources d’eau potable (du robinet) que les sources destinées aux eaux en bouteilles. D’ailleurs, l’eau du robinet est plus contrôlée que l’eau en bouteilles.
Non, les médicaments utilisés pour nos bobos ne sont pas les principaux responsables de cette pollution. Le plus gros consommateur des antibiotiques retrouvés dans les eaux, c’est l’élevage bovin.
C’est donc là qu’il faudrait que nos autorités sanitaires osent agir.
AB
Heureux ceux qui se déplacent autrement, ils transmettront la Terre
Temps de vacances, temps de loisir pour beaucoup d'entre nous, l'été incite au dépaysement, aux déplacements, à l'exotisme...à la découverte !
Mais le dépaysement n'est pas synonyme de terres lointaines, d'éloignement, de longs voyages en avion. Ne puis-je pas trouver aussi du dépaysement près de chez moi ? Faut-il vraiment partir loin pour vivre de bons moments ?
Pourquoi penser à un escargot pour symboliser la campagne « Vivre l'Eté autrement » ? Il est sans conteste l'animal de la lenteur. Oui, mais peut-être incarne-t-il aussi la modération, une certaine philosophie de vie. L'escargot prend son temps, le temps de goûter ce qui l'entoure, le temps de refuser le « tout, tout de suite ».
Mais notre escargot transporte... la Terre ! Elle lui est confiée ! Alors, pas de précipitation, qui va sano, va piano, surtout lorsque l'équilibre climatique de la Terre est en jeu !
Il n'est pas question cependant de recommander un boycott des agences de tourisme ! Il est simplement question de réfléchir au sens que je veux donner à mes vacances, ce que je veux réellement entreprendre, seul, avec des amis, ma famille ; et réfléchir tout particulièrement sur mes modes de déplacements, leur ampleur, leur fréquence.
Moins circuler peut m'amener à faire des rencontres et des découvertes tout aussi enrichissantes. Et pourquoi ne pas redécouvrir la marche, utiliser le vélo ou essayer des modes de transport moins usuels et peu polluants, tels que le bateau, la charrette et le cheval... Pourquoi aussi ne pas pratiquer l'écotourisme ?
Connaissez-vous vos émissions de gaz à effet de serre ?
Un déplacement de 1000 km génère des émissions de gaz carbonique - principal gaz à effet de serre, de : 586 kg éq.CO2 en avion, entre 200,8 et 184,5 kg en voiture, 5,4 kg en train. Vous pouvez calculer vous-mêmes votre contribution au réchauffement climatique sur le site 5. Comment agir ? Comment réagir ?
Ces informations peuvent-elles me laisser indifférent ou me suggèrent-elles de réviser mes modes de déplacement, tout spécialement pendant les vacances, voire même de revoir quelques uns de mes projets...
Ai-je aussi envie de m'engager dans des démarches collectives pour participer aux grandes décisions politiques, économiques et sociales qui sont les leviers incontournables pour faire avancer le respect de l'humanité, de l'univers : de toute la Création ?
La campagne d'été 2006 insistait sur la disponibilité. Ce cycle de campagnes se veut toujours proche de l'actualité, et se propose de poser des gestes concrets pour la vie de la Terre et de l'humanité. Repenser mes modes de déplacement peut y contribuer !
Le maire Vert de Wattwiller (Haut-Rhin et non pas Bas-Rhin comme indiqué sur le site), ingénieur agronome de profession, a assigné devant le Tribunal administratif (TA) de Strasbourg le ministre de l’Agriculture afin de le contraindre à définir un périmètre de protection pour isoler les cultures biologiques des parcelles d’OGM. Le jugement pourrait avoir lieu dans le courant du mois de juin.
Je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous pour lire le texte de l'interview que ce maire, Jacques Muller, a accordé à TV AGRI :
J'ai déniché un autre article sur le même sujet sur www.novethic.fr mais pour une raison que j'ignore, je ne parviens pas à vous copier le lien directement vers ledit article. Si vous vous rendez sur ce site, vous trouverez l'article en lançant une recherche sur le thème "ogm". Une série d'articles apparaîtra alors dans l'ordre inversement chronologique, il s'agit de celui datant du 19 février 2007.
Par ailleurs, le maire de Wattwiller se présente aux élections législatives. Ils en ont de la chance, les habitants de cette circonscription, d'avoir l'occasion de voter pour un candidat aussi engagé dans la défense de cultures biologiques.
Ah oui, dernier détail, et ce n'est pas un gag : vous verrez sur le site que Terre-Net Média est géographiquement basé à ... Beauvais !
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture.
Je suis d'accord avec AB lorsqu'elle déplore l'usage intempestif fait par certains jeunes des "pétrolettes" à moteur. Légiférer dans ce sens est délicat, car comment distinguer un usage utilitaire (aller au lycée, à son travail ou faire des emplettes) d'un usage "loisirs" ? Le seul axe où l'on puisse intervenir est le respect de la reglementation en vigeur : port du casque, moteur non débridé, respect des normes en terme de pollution sonore. D'autre part rainurer les routes pour gêner les deux roues pénaliserait également les bicyclettes. Je sais qu'il y a les pistes cyclables. Mais par expérience je constate qu'il n'y a que trop de pistes cyclables "alibi", peu pratiques, mal conçues, donc dangereuses, mal entretenues (gravillons, débris de verre) ce qui n'incite pas les cyclistes à les utiliser.
AR
Pardon, AR, je n'avais pas vu les pistes cyclables sous cet angle, et j'ignorais que beaucoup d'entre elles participaient d'une certaine hypocrisie des aménageurs.
En tout cas, je vous adresse un grand merci pour votre intervention. Ce blog, désormais, n'expose plus seulement les pensées d'électeurs, mais également d'élus.
Il me semble souvent que l'un des plus grands ennemis de notre civilisation, c'est l'apparence. L'expérience a souvent prouvé que si vous êtes grand, mince, blanc, avec un beau visage et un corps respirant la jeunesse et la santé, vous aurez une vie bien moins compliquée que si vous mesurez 1 mètre 30 en hauteur et en largeur, le tout avec une origine ethnique différente du pays où vous vivez et des cicatrice d'acné ; c'est bien triste mais c'est ainsi. Le pire, c'est que ce surdimensionnement de l'importance accordée à ce qui se voit ne cesse de progresser comme une gangrène.
Et pourtant, que ne gagnerait-on pas si seulement l'apparence était bannie de notre système de valeurs ! Pour ne citer que quelques bienfaits, disons que :
- la première évidence qui tombe sous le sens, c'est que les rapports humains seraient plus authentiques et qu'il n'y aurait plus de délit de sale tronche ;
- nos économies deviennent considérables quand nous ne nous efforçons pas de suivre les modes, vestimentaires et autres, et si nous ne nous arrêtons pas à l'attrait des emballages de ce que nous consommons ;
- exit le marché de la minceur ; plus personne n'endommagerait sa santé avec des méthodes diverses et variées pour maigrir ;
- idem pour le bronzage à tout prix, les lampes à UV dans des offices non-médicaux, les liftings et tout ce qui peut nous abîmer sous prétexte de nous garder un aspect jeune ;
- la grande gagnante serait notre chère belle planête ; non seulement on produirait moins de déchets si on ne changeait aussi souvent de garde-robe pour suivre des modes, mais en plus l'industrie textile serait considérablement moins polluante si on arrêtait de porter des matières synthétiques à outrance sous prétexte qu'elles sont soit plus moulantes, soit plus transparentes, bref plus sexy que le brave vieux coton ; il y aurait également moins d'emballages polluants sur les biens de consommation.
Mais voilà, même ceux qui ont caressé ou caressent encore le rêve de présider notre nation ont du mal à nous montrer l'exemple. Que les candidats aux présidentielles n'aient pas eu envie de se présenter au public en bermuda, je peux parfaitement le comprendre. Cependant, je me trompe peut-être, mais certains m'ont donné l'impression d'avoir beaucoup investi dans de la communication et du marketing. Nous avons lu et entendu des phrases qui ressemblaient davantage à des slogans commerciaux qu'à des projets pour notre pays ; c'était à se demander si les candidats avaient payé des gens pour leur choisir tel slogan, tel décor, telle tenue, telle police de caractère sur les professions de foi, etc. Si c'est le cas, c'est fort dommage d'avoir investi de l'énergie et/ou de l'argent dans la forme plutôt que dans le fond.
En parlant de politique et donc de gestion de notre nation, plus d'un doit se demander ce que deviendraient des milliers de salariés si les marchés de l'apparence, de la mode, de la minceur, de la jeunesse, du sexe, de l'emballage, etc... s'effondraient. D'une façon tout à fait idéaliste, je serais tentée de répondre que si nous ne cherchions plus à en imposer à nos semblables, nos besoins seraient tellement réduits que nous pourrions sans problème envisager un partage du travail et des revenus. Nous dégagerions ainsi énormément de temps pour nos proches et pour notre épanouissement. Mais ce n'est pas encore demain la veille. Ce sera peut-être pour la génération suivante, je l'espère de tout coeur pour nos enfants.
Comme la plupart d'entre vous, j'accomplis quotidiennement des gestes "verts". Parfois en ronchonnant lorsque je répartis mes déchets entre plusieurs poubelles, mais toujours en étant convaincue du bien-fondé des petits gestes environnementaux de tous les jours : trier les déchets, éteindre le chauffage dans le bureau le soir et pendant la pause de midi, éviter de faire tourner le moteur inutilement, retirer les emballages en carton avant de ranger les courses dans le réfrigérateur pour que celui-ci ne consacre pas d'énergie à refroidir du carton plutôt que les aliments...
Cependant, il y a deux comportements qui m'interpellent et me font penser à une écologie à deux vitesses.
Le premier, c'est l'attitude de certaines enseignes de grande distribution qui avancent l'argument du développement durable pour ne plus donner de sacs en plastique à la caisse, mais qui ne se gênent pas pour faire déposer dans nos boîtes à lettres moultes réclames... sur papier évidemment. Nos pouvoirs publics devraient leur interdire soit de faire imprimer de la publicité sur papier, soit de tenter de prendre les consommateurs pour des imbéciles en prétendant que la motivation du refus de donner gratuitement des sacs est environnementale, alors qu'en réalité elle est financière.
Le second est, pour autant que je puisse en juger, nettement plus gênant. Pour l'environnement, je ne sais pas, mais pour la tranquillité publique, sûrement ! Il s'agit des engins motorisés à deux roues qui, manifestement, ne servent pas qu'à se déplacer, mais aussi à passer le temps en faisant très bruyamment plusieurs fois ou plusieurs dizaines de fois le tour du quartier. Là, franchement, je ne saisis pas bien comment les pouvoirs publics qui font tout pour encourager le tri des déchets, le covoiturage, les transports en commun et les économies d'énergie peuvent tolérer ce genre de loisir, comme s'il n'existait aucun divertissement non polluant ! Le moins que l'on puisse faire, ce serait de rainurer les quartiers destinés à l'habitation, pour que, une fois en agglomération, les utilisateurs de deux roues motorisés se rendent directement à leur domicile sans incommoder tout le quartier. Si les chaussées étaient rainurées de façon à ce qu'ils doivent se cantonner aux pistes cyclables, il me semblent qu'ils se lasseraient vite.
Quant aux loisirs motorisés en pleine nature, comme les quads et motoneiges, cela me laisse sans voix. Je ne parviens pas à imaginer quel plaisir on peut éprouver à troubler la sérénité d'espaces naturels.
De façon générale, il me semble qu'il est grand temps d'encadrer sévèrement l'utilisation d'engins polluants lorsque qu'ils ne servent pas à se déplacer mais à passer le temps. La comparaison est certes exagérée, mais ce type de loisir me fait penser à une corrida, un amusement malsain. Mais là, le taureau, c'est la Terre.
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"
Dommage...
Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.
Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.
Ann'Ar ou plus simplement Annar
I L L U S T R A T I O N S
Fond : Pluie de Léonides de 1966
Coquillage : http://pititejo.blog.mongenie.com
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Maurane - "Enfant des Etoiles"