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0yez oyez, un monde à refaire...
lundi 29 juin 2009, a 01:28
Honte aux vautours !

 

 

Samedi matin, je voulais lancer un coup de g..... à propos des agissements de Sony qui a fait supprimer de Youtube la plupart de mes vidéos préférées. Cependant, je n'ai pas pris le temps de le faire pour cause de préparatifs de WE.

 

Cette nuit, en effectuant quelques recherches sur la cupide maison de disques, je tombe sur cet article, en suivant ce lien (attention, le haut de la page comporte une photo extraite du clip "Thriller") :

 

http://www.numerama.com/magazine/13287-Michael-Jackson-un-funebre-jackpot-pour-Sony-Music.html 

 

"C'était inévitable. Le business de la mort, que nous avions déjà décrit dans une moindre échelle avec les morts de Grégory Lemarchal ou d'Henry Salvador, reprend du service à une échelle démultipliée avec le décès inattendu de la star internationale Michael Jackson. A leur corps défendant, en cette période de crise et juste après le rachat des parts de Bertelsmann dans Sony BMG, la mort du roi de la pop est une excellente nouvelle pour les actionnaires de Sony.

 

C'est le pragmatisme cynique de la finance.

Cinquantenaire et très affaibli par ses déboires personnels et physiques, Michael Jackson ne donnait depuis longtemps plus l'impression de pouvoir à nouveau sortir un album à succès. La géniale et immense star est morte la nuit dernière, mais l'artiste s'était déjà éteint depuis longtemps. Pour Sony Music, qui détient les droits des albums enregistrés par Michael Jackson, l'effet d'aubaine est immédiat.

 

Michael Jackson, qui songeait à s'autoproduire sur Internet, ne donnait aucun espoir de forte rentabilité à Sony pour les prochaines années. Mais aujourd'hui, alors que la crise du disque bat son plein, les anciens albums de l'artiste s'arrachent comme jamais, au point qu'à l'heure où nous rédigeons ces lignes, les 20 meilleures ventes d'Amazon.fr sont toutes exclusivement des albums ou des coffrets de Michael Jackson ! Du jamais vu. Même phénomène sur iTunes, où le classement des albums les plus vendus est déjà largement dominé par la discographie de Michael Jackson. L'effet, probablement, va durer à grands coups de best-of et de sorties inédites.

 

(...) La fortune que va gagner Sony BMG "grâce à la mort" de Michael Jackson est d'autant plus amère pour les fans que la star était depuis de nombreuses années en conflit avec son ancienne maison de disques. En 2000, Jackson pensait pouvoir retrouver la propriété de ses bandes d'enregistrements, ce qui devait lui permettre de faire lui-même la promotion de ses anciens albums et de relancer sa carrière. Mais il a alors découvert que le contrat était ficelé de telle manière qu'il n'aurait pas la propriété de ses bandes avant de longues années, et que ce contrat avait été négocié en son nom par un avocat qui représentait également Sony BMG.

 

Par ailleurs, en 1995 Michael Jackson avait fusionné à parts égales son calalogue de droits d'édition Northern Songs avec la division d'édition de Sony, devenue alors Sony/ATV Music Publishing. La joint-venture détient des droits très importants comme ceux d'Elvis Presley, Eminem, Bob Dylan, Willie Nelson... ou ceux des chansons écrites par John Lennon et Paul McCartney avant la séparation des Beatles en 1971. Une véritable mine d'or dont Sony a régulièrement essayé d'obtenir la pleine propriété.

Michael Jackson s'était toujours refusé à vendre sa moitié de Sony/ATV, mais Sony savait que si la situation financière du chanteur se dégradait, elle aurait une chance de proposer une somme suffisamment attirante pour que Jackson l'accepte.

 

Lorsque Jackson a informé Tommy Mottola, qui était alors dirigeant de Sony Music Entertainment, de son intention de quitter la maison de disques juste après la sortie de son album Invincible, Mottola a annulé toutes les campagnes de promotion et les tournages de clips qui étaient prévus. L'album s'est très mal vendu, et les finances du chanteur se sont sérieusement dégradées.

 

En 2008, Michael Jackson étant fortement endetté, a finalement accepté une proposition de Sony Music de céder la moitié de ses parts de Sony/ATV, pour ne garder que 25 % de la joint venture. Après la mort du chanteur, on ne sait pas ce que vont devenir ces 25 %. Y a-il un pacte d'actionnaires qui permettra à Sony de les acheter en priorité, ou les ayants droit de Michael Jackson vont-ils décider de les conserver ?

 

Enfin, il faudra observer Sony Music sur les deux ou trois prochaines années. Pour justifier l'existence d'un droit d'auteur qui survit 70 ans après la mort de l'auteur, et pour les maisons de disques au moins 50 ans après l'enregistrement, les majors ont toujours prétendu que les recettes réalisées sur les fonds de catalogue avec les artistes décédés permettaient de financer la production d'albums de nouveaux artistes. Avec le funeste jackpot qu'offre la mort de Michael Jackson, Sony Music devra prouver que les bénéfices extraordinaires qu'elle va réaliser cette année ne vont pas principalement servir à augmenter les dividendes de ses actionnaires, mais bien à produire une quantité plus importante de nouveaux artistes, pour le bien de la diversité culturelle..."

 

Finalement, je n'ai pas grand chose à ajouter, tout est dit. Par ailleurs, Michael Jackson ne fut pas la première victime de l'appétit financier de cette maison de disque qui a tendance à harceler les artistes, tentant d'exiger la rapidité de création et la quantité plutôt que la qualité.

 

A vrai dire, au début de ce WE, en découvrant la disparition de ma vidéo préférée, j'avais juste envie de choper les gens de Sony, de les fourrer tous ensemble dans un grand sac, et de... bon, je m'arrête là, sinon 0yez oyez ne serait plus un blog non-violent.

 

C'est d'autant plus répréhensible, d'ailleurs, que les vidéos (de concert) supprimées n'existent de toute façon pas en dvd, mais seulement en audio. Si je suis au courant que le dvd n'existe pas, c'est justement parce que j'ai l'habitude, avant de prendre la décision d'acheter un cd ou un dvd, d'en écouter et/ou de visionner des extraits sur Internet. Mauvais calcul pour Sony, donc, en plus...

 

vendredi 19 juin 2009, a 01:39
A force d'augmenter l'âge de la retraite...

 

 

Merci à ces gens qui s'ingénient à nous coller au boulot le plus longtemps possible en proposant des âges toujours plus élevés pour le départ à la retraite.

 

Grâce à eux, des copilotes ont pu démontrer leur sang froid et leur professionnalisme en faisant atterrir d'urgence un avion, sauvant ainsi la vie d'environ 250 personnes. Le pilote, sexagénaire, était mort en vol !

 

 

Vu sur la page http://www.liberation.fr/monde/0101574897-un-pilote-meurt-en-vol-l-avion-atterrit-d-urgence

 

"Un vol Bruxelles-New York assuré par la compagnie américaine Continental a atterri sans encombre jeudi à sa destination sur l'aéroport de Newark (New Jersey, nord-est) après le décès du pilote aux commandes de l'avion.

 

Le commandant de bord, un homme de 61 ans originaire du New Jersey (ouest de New York) et qui travaillait depuis 21 ans pour Continental, est décédé «apparemment de causes naturelles», a indiqué la compagnie dans un communiqué, dans l'attente des résultats de l'autopsie.

 

«Le commandant est mort en vol, un copilote et un autre pilote qui se trouvait également sur le vol Continental 61 contrôlent l'appareil et vont effectuer un atterrissage à Newark entre 11H45 et 12 heures», avait annoncé peu avant l'atterrissage le porte-parole de l'aviation civile américaine (FAA), Jim Peters.

 

«Nous nous occupons de fournir toute l'aide nécessaire», avait ajouté le responsable, indiquant ignorer les causes du décès. Les pistes de cet aéroport, le deuxième en importance à New York après l'aéroport Kennedy, ont été libérées et les autres avions en phase d'atterrissage ont été mis en attente pour faciliter l'arrivée de l'appareil, a-t-il indiqué.

 

L'autre pilote qui se trouvait à bord de l'appareil n'était pas en service quand il a été appelé en renfort dans la cabine de pilotage.

Le Boeing 777, un nouveau Boeing que Continental a mis en service cet été entre l'Europe et les Etats-Unis, transportait 247 passagers. La plupart n'ont apparemment compris qu'à l'atterrissage qu'un événement grave s'était produit pendant le vol, d'une durée de plus de huit heures, à un moment encore non déterminé.

 

«Nous n'étions pas au courant. Ils ont appelé un médecin en disant qu'il y avait une urgence», a indiqué un passager à la chaine de télévision NY1.

 

«L'équipage s'est concentré sur le maintien du contrôle de l'appareil», a précisé Jim Peters sur la chaine de télévision NY1.

Le Boeing s'est posé sans encombre à l'heure prévue, peu avant midi (16H00 GMT) sur l'aéroport de Newark qui était sa destination finale. Il avait quitté Bruxelles à 9H45 locales.

 

La mort d'un pilote en vol est un incident peu fréquent dans l'histoire aéronautique, mais c'est le second en peu de temps pour Continental Airlines.

 

Le 21 janvier 2007, un avion de la même compagnie assurant une liaison entre le Texas et une station balnéaire mexicaine avait dû atterrir d'urgence alors que son pilote était victime d'un grave malaise. Le copilote avait pu faire atterrir l'avion qui transportait 210 passagers, et le pilote était mort à son arrivée à terre."

 

 

Illustration : www.e-mages.eu

 

lundi 08 juin 2009, a 23:22
Peace, Love...

 

 

Quand on voit fleurir la paix à la surface, c'est que l'amour réside en profondeur...

 

Montage fait d'après des images glanées sur le très spirituel blog "Flower Power" et sur le blog fermé "Bambou".

 

C'est drôle, j'ai tenté deux fois de mettre cette image en présentation du blog. Mais la colombe du tableau de Magritte, que j'avais mise comme image de présentation, en symbole de la chanson Opened Once présentée le 29 mai... ne veut plus s'envoler !

 

Bah, reste, jolie colombe... j't'aime bien, tu sais...

 

vendredi 05 juin 2009, a 02:18
De bonnes nouvelles de Mme Delphine Fouda-Etembe

 

 

Le 7 janvier 2008, ce blog s'est fait le relais de l'appel au soutien à une journaliste, réfugiée politique, et établie en Alsace.

 

Clic sur le lien ci-dessous pour accéder au site faisant état de l'heureux dénouement de l'affaire :

 

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=10717

 

Photo : www.dna.fr

vendredi 05 juin 2009, a 02:17
La décroissance, pourquoi pas ?

 

 

« Vivre plus simplement pour que d'autres puissent simplement vivre. » Gandhi

 

 

Je vous avoue, chers lecteurs, que j'avais un peu du mal à me passionner pour la campagne des élections européennes.

 

Mes cours de droit public commencent à être lointains dans ma mémoire de quadragénaire, et je ne sais même plus très bien, dans le contenu des profession de foi, les promesses qui concernent des actions qui sont réellement du ressort des futurs élus, et celles qui ne sont que poudre aux yeux.

 

De plus, depuis quelques semaines, j'ai l'esprit dans d'autres dimensions si j'ose dire. Je nage en plein hémisphère droit, et je crois bien que cela se voit sur ce blog.

 

Et pourtant, le nom de l'une des formations en lisse pour les élections européennes a retenu mon attention. Clic sur l'image pour accéder au site où j'ai trouvé, entre autres, la profession de foi dont voici un extrait :  

 

"Parce que cette « croissance » :

 

- n'est pas soutenable : aujourd'hui, si tous les humains vivaient comme un Europeìen, il faudrait au moins 3 planeÌtes. Ce modeÌle de deìveloppement n'est donc pas geìneìralisable : il doit être remis en question.

 

- est profondeìment ineìgalitaire : 20% de la population s'accapare 80% des ressources naturelles. La croissance ne profite donc qu'au petit nombre de privileìgieìs qui en vantent les meìrites.

 

- ne tient pas ses promesses : depuis 30 ans nous avons eu un taux de croissance du PIB de 60 % et la situation n'a cesseì d'empirer : doublement du taux de chômage, de la preìcariteì, des ineìgaliteìs sociales, deìreÌglement du climat, eìpuisement des ressources, probleÌmes de santeì publique, monteìe de la violence...

 

- ne reìpond pas aÌ nos besoins fondamentaux : partage, coopeìration, vie sociale, relations humaines, temps libre, mieux vivre, embellissement du monde...

 

Il est temps de RALENTIR pour RETROUVER les autres dimensions de la VIE.

 

Il est temps de comprendre que l'Homme ne se reìduit pas au couple producteur-consommateur.


Il est temps de remettre le bien-être des citoyens au cœur de toute action politique, et non plus l'efficaciteì eìconomique.


Il est temps de redonner du sens aÌ nos vies, d'innover, d'entreprendre pour creìer ensemble une nouvelle socieìteì. Nous voulons du temps libre et de la convivialiteì, pour mieux vivre, mais aussi pour mieux s'informer, deìbattre et participer aÌ la vie politique et sociale.


Pour ne plus se laisser dicter nos choix de socieìteì par les politiques et les dirigeants."

 

 

Il est bien évident que les bloggeurs ne se permettent pas de donner des conseils de vote. Il s'agit juste d'un article posté parce que j'avais envie de connaître et de faire connaître ce parti au nom audacieux.

 

dimanche 31 mai 2009, a 21:03
Journée de la solidarité - encore...

 

 

Merci à Laylà de nous avoir déniché ce superbe slogan et de l'avoir posté sur son blog (clic sur l'image pour lire son beau message de circonstance).

 

C'est avec très grand plaisir que je le relaie ici !

 

Euh... vais-je attendre jusqu'à demain ? 

 

jeudi 28 mai 2009, a 12:11
Vu dans l'actualité : le dépôt de la honte

 

 

Vu sur le site de France-Info :

 

"Insalubre", "moyenâgeux", "inhumain"… Ce sont les mots employés par des avocats pour décrire le dépôt de Paris. Dans les sous-sols du palais de justice, ce lieu où transitent 20.000 personnes chaque année, est au cœur d'une polémique. Le députe socialiste André Valini s'y est rendu hier, et il a livré ses impressions à Nathalie Bourrus...

 

Parce que des images en disent parfois bien plus que des mots, clic ci-dessous pour y accéder :

 

http://www.france-info.com/spip.php?article297566&theme=184&sous_theme=81

 

Rappelons que les personnes détenues sur place sont présumées innocentes, et que 25 % des affaires débouchent sur la mise en évidence de l'innocence du(de la) prévenu(e).

 

Illustration tunisdivagation.blogspot.com

 

lundi 18 mai 2009, a 23:11
Superbe histoire de curiosité de l'autre et d'amour

 

 

C'est au journal télévisé de ce soir que j'ai appris cette belle histoire d'un homme qui ne s'est pas complu à rester du côté des plus forts. Simple copier-coller d'un article trouvé sur http://www.alterinfo.net/GUANTANAMO-UN-SOLDAT-AMERICAIN-SE-CONVERTIT-A-L-ISLAM-AU-CONTACT-D-UN-PRISONNIER_a31419.html.

Je me permets, parfois, de copier-coller les articles intéressants depuis que j'ai découvert que parfois, ils disparaissent de la toile. Ce serait dommage de se retrouver avec un lien qui ne mène plus nulle part...

 

 

Un soldat américain se convertit à l'islam au contact d'un prisonnier à Guantanamo !  


Selon le journal américain Newsweek, un soldat américain s'est converti à l'islam au contact d'un prisonnier au camp de Guantanamo. Le soldat Hold Brooks, de la compagnie de police militaire 463 affectée au camp de Guantanamo, était en service depuis six mois, la nuit où il entama une conversation avec le prisonnier 590, un marocain surnommé « le général », qui changea entièrement sa vie. Cela s'était passé au début de l'année 2004.


Jusqu'à cette date, comme le raconte l'hebdomadaire Newsweek dans son édition datée du 30 mars, ce garçon timide venu de Phoenix (Arizona) vaquait normalement à ses occupations quotidiennes, faites essentiellement de tours de garde, d'accompagnement des prisonniers aux interrogatoires et de va et vient devant les cellules des prisonniers pour les surveiller et les empêcher de communiquer entre eux par des bouts de papier.

 

Mais les tours de garde après minuit sont durs à supporter. « Il n'y a rien de mieux à faire en pareil cas pour passer le temps que d'essuyer le parterre, ou de s'asseoir pour observer et parler aux détenus à travers les portes grillagées, raconte-t-il au journal ».


A force de côtoyer les détenus, et de discuter notamment avec le « général » qui s'appelle en fait Ahmed Errachidi, il a fini par se poser plein de questions sur les raisons de leur présence ici, les méthodes d'interrogatoire utilisées pour les faire parler, leurs conditions de détention et aussi sur sa propre condition et sa propre vie. Il se mit alors à acheter des livres sur la langue arabe et l'islam, jusqu'au grand saut de cette nuit-là.

Holdbrooks passa son crayon et un bout de papier à Errachidi à travers le grillage de la cellule et lui demanda de lui transcrire les paroles de la Chahada en Anglais qu'il prononça à haute voix. Le jeune soldat s'est converti à l'islam, sur le sol même de la base de Guantánamo, à Cuba, où l'administration Bush fait interner depuis 2002 les «ennemis combattants» de l'Amérique, soit les membres présumés ou non d'Al-Qaida et de ses affiliés qu'elle a réussi à capturer de par le monde.

Et le journal d'ajouter : « quand les historiens revisiteront Guantanamo, ils se rendront compte que les prisonniers ont subi des traitements avilissants et que les règles de droit ont été bafouées. Holdbrooks qui a fini son service dans l'armée en 2005 en a gardé sûrement quelque chose ». Il a déclaré à plusieurs reprises récemment, en même temps qu'un autre gardien, que des actes avilissants et même sadiques ont été commis sur les prisonniers par des soldats, de « bons spécialistes » et des instructeurs qui voulaient se venger de l'attaque du 11 septembre.


Le voile du secret qui commence à se dissiper lentement sur Guantanamo a révélé aussi que des contacts et des échanges se faisaient entre les prisonniers et leurs geôliers sur des problèmes politiques, de religion et même de musique. D'un côté comme de l'autre, il y avait une certaine curiosité et même une certaine compassion réciproque. Dans une lettre électronique qu'il a fait parvenir du Maroc, Errachidi qui a passé cinq ans à Guantanamo et a été libéré en 2007, déclare « les prisonniers discutaient souvent avec ceux de leurs gardiens qui leur manifestaient un certain respect. Nous discutions de tout, des choses anodines et de ce qui nous était en commun ».


Mais le cas de Brooks et le niveau de compassion qu'il manifesta à l'autre était plutôt exceptionnel. Il était le seul gardien à avoir embrassé l'islam au camp de Guantanamo, quoique d'autres ont manifesté un certain intérêt. « Mon expérience met à défaut certaines études académiques prouvant que gardiens et détenus dans les prisons normales échangent une certaine hostilité ».

 

Mais le jeune gardien américain a une nature qui cultive la différence et même un penchant vers la théorie du complot. Ainsi, quand sa compagnie a visité le site de l'attaque du 11 septembre, Brooks s'était dit qu'il y avait peut-être une autre explication à ce qui s'est passé et que « l'administration Bush avait sûrement participé d'une manière ou d'une autre à ce complot ».

Mais ses doutes sur le camp de Guantanamo et notamment que les prisonniers n'étaient pas comme on les présentait « les pires des pires » étaient très tôt partagés par nombre de ses camarades, depuis 2002, au moins.


Certains gardiens en parlaient ouvertement. Le soldat Brandon Nilly qui était à Guantanamo lors de l'arrivée des premiers prisonniers a déclaré à Newsweek « qu'il n'était plus très enthousiaste pour sa mission et que certains gardiens se demandaient pourquoi l'on traitait si mal ces prisonniers et même si ces derniers étaient effectivement des terroristes ».

Nilly se souvient avoir eu de longs entretiens avec le prisonnier Rouhal Ahmed qui avait une grande admiration pour certains chanteurs occidentaux et la personnalité de James Bond. Il chantait souvent du Rapp ou d'autres chansons des prisonniers. Un autre ancien gardien, Christopher Arendt, a fait l'année dernière des tournées de conférences avec d'anciens prisonniers en Europe pour dénoncer le camp de Guantanamo.

Holdbrooks raconte qu'il a eu une jeunesse difficile à Phénix, ses parents étaient alcooliques et drogués et lui-même était très porté sur l'alccol avant de rejoindre l'armée. C'est ce qui explique peut-être qu'il était un peu contre tout. ..


Holdbrooks raconte qu'il s'est engagé dans l'armée pour éviter de devenir comme ses parents et pour vivre une vie normale. A son retour du service militaire, il se fiança avec une jeune fille qu'il connut une semaine auparavant et il l'épousa au bout de trois mois, tant il était obnubilé par la stabilité. N'ayant pas eu une formation religieuse auparavant, il fut subjugué par l'attachement des prisonniers de Guantanamo à leur religion. Il raconte que de nombreux américains se sont détachés de Dieu, alors que les prisonniers s'entêtaient à faire leurs prières jusques dans ce camp.
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Le jeune gardien était aussi admiratif de la grande débrouillardise des prisonniers. Il remarqua que certains d'entre eux décousaient leurs tenues ou leurs tapis de prière pour en détacher les fils qu'ils disposent entre les cellules pour leur servir de conducteur à leurs lettres écrites sur des bouts de papier. Une autre fois son attention a été attirée par le cas d'un prisonnier atteint de gale. Pour se soigner, ce dernier étalait le beurre de cacao sur le bord de la fenêtre pour le chauffer au soleil. C'est ainsi qu'il arrive à obtenir l'huile dont il s'induit le corps.

La détention de Errachidi a paru très vitre suspecte à Brooks. Le marocain était cuisinier en Grande Bretagne durant dix huit ans. Il parlait un Anglais châtié et racontait à son gardien qu'il était en voyage d'affaires au Pakistan vers la fin de 2001 pour pouvoir payer les frais d'une opération chirurgicale à son fils. Quand il traversa la frontière Afghane il fut fait prisonnier par la Coalition du nord et vendu aux américains pour 5 000 $. A Guantanamo, Errachidi a été accusé d'avoir rejoint un camp d'entraînement d'Al Quaida. Heureusement que le journal London Times a fait une enquête en 2007 qui avait conduit à corroborer la thèse d'Errachidi ce qui a conduit à sa libération.

Errachidi n'était pas un prisonnier docile. Dans un message électronique au journal News Week, il écrit : « j'étais toujours confronté aux gardiens parce que je parlais l'Anglais ». Et d'ajouter « un colonel américain me surnomma le Général et m'a prévenu que les généraux subissent les conséquences de leur peu de coopération ». Sa résistance lui avait valu 23 jours de mauvais traitements : privé de sommeil, exposé à des températures très basses et attaché dans des positions douloureuses ».


Errachidi d'ajouter : « je savais pertinemment que les gardiens commettaient des actes illégaux et c'est pour cela que je n'étais pas prêt à me taire ». Le porte parole du Pentagone, le commandant de marine Jeffrey Gordon, a déclaré en réponse à ces accusations : « que les prisonniers ont prétendu avoir subi des mauvais traitements, ce sont des allégations démenties par la réalité ».
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Sur les cinq années de prison auxquelles il a été condamné, le marocain a passé quatre années en silo où les détenus sont privés des moyens de « confort », tels que « le papier, les chapelets, de la bibliothèque et de la promenade. Errachidi dit ne pas se souvenir exactement de la nuit où Brooks s'est converti à l'Islam, mais qu'au cours des années de détention, il avait discuté avec les gardiens de problèmes religieux. Je leur parlais deJésus(Aissa), Isaac, Abraham, des sacrifices. Il dit avoir prévenu Brooks que sa conversion à l'Islam constituerait une affaire très grave à Guantanamo. Obrooks n'avait parlé de sa conversion qu'à deux de ses amis de chambre et à personne d'autre.

D'autres ont en entendu parlé et remarqué des changements dans son comportement, notamment le fait qu'il s'est mis à étudier l'arabe Ils ont fini par lui donner le nom de Mustafa. Brooks, alias Mustafa, a enrichi sa bibliothèque arabe, acquis une encyclopédie de l'Islam et même un guide de l'Islam pour les nuls (The Complete Idiot''s Guide to Understanding Islam).


Un soir, raconte Holdbrooks à Newsweek, son chef de section le «coince» avec cinq autres gardes derrière le cantonnement et lui demande de quel côté il se situe, «s'il est un traître» et s'il n'avait pas changé de camp et rejoint les terroristes. A un certain moment le chef faillit même lui lancer un coup de poing à la figure.


Le jeune soldat passa les derniers mois de son service coupé de ses camarades. Il sera rapatrié à Fort Leonard Wood quelques mois plus tard et quittera l'armée en 2005, deux ans avant le terme prévu. Sans commentaire de l'état-major. Quant à Errachidi, il sera innocenté et relâché en 2007.


Il y a eu à Guantanamo un autre soldat qui a eu une expérience différente.


Il s'agit du capitaine James J. Yee, également connu sous le nom de Youssef Yee depuis sa conversion en 1991 à l'islam. Il était aumônier musulman de l'armée américaine avec pour mission de confesser les prisonniers talibans et les membres d'Al-Qaida et de mener la prière du vendredi sur la base de Guantanamo à Cuba. Soupçonné d'espionnage, il a été arrêté le 10 septembre sur la base aérienne de Jacksonville (Floride) en possession de documents secrets. Il a été plus tard innocenté. Mais une grande suspicion continua à régner à l'encontre des musulmans surtout des interprêtes, en service dans le Camp.


Holdbrooks a repris contact avec Errachidi qui lui a confié « avoir des difficultés à s'habituer à sa liberté reconquise et qu'il essaie de réapprendre à marcher normalement, les pieds libres de toute attache et de dormir dans l'obscurité, après avoir passé des années à dormir sous un faisceau de lumière. Il signe ses lettres à Newsweek de son matricule à Guantanamo, Ahmed 590. ".

 

 

Photo : gaideclin.blogspot.com/

 

dimanche 10 mai 2009, a 22:03
Conseil un peu étrange en passant

 

 

Ami lecteur, ami tout court,

 

Il peut t'arriver d'avoir envie de pleurer sur ce, ou sur celui ou celle qui n'est plus. C'est normal, et comme l'ont écrit Francis Lalanne et Jean-Jacques Goldman, "Les larmes, c'est fait pour couler même si tu te sens un petit bébé" et "Je ne vais te dire qu'il ne faut pas pleurer, il n'y a vraiment pas de quoi s'en priver". Pleure, donc, ne te fais pas de mal en cherchant à contenir ton émotion.  

 

Mais, à travers tes larmes, il est bon aussi de louer et de remercier pour ce qui a été, ou pour celui ou celle qui est né(e) un jour. C'est justice, bien sûr, et puis c'est bon pour le moral.

 

Quelles que soient la sensibilité et la délicatesse de ton coeur, Celui qui les a mises en toi en détient encore davantage, forcément. Par conséquent, aussi grand que soit ton désarroi, bien plus profond encore est le Sien.

 

Ne L'accuse pas pour ce que tu pourrais croire qu'Il t'a repris. Compatis plutôt pour ce qu'Il a perdu en même temps que toi ou peut-être déjà avant toi. Compatis pour ces milliards d'affections qu'Il a perdues, et participe à Son impatience d'un monde où chaque sang sera éternel.

 

Tu verras, oui, tu verras que quelque chose en toi va grandir. Je ne saurais définir quoi, du moins pas encore à ce jour. Quelque chose d'intangible, mais de bien réel. Tu verras, et ce sera de plus en plus fort. En tout cas, quelque chose de suffisamment profond et dense pour que tes amis le remarquent.

 

Je crois que c'est tout simplement le début d'une forme particulière de bonheur, l'inconditionnel, celui qui ne dépend d'aucune cause extérieure apparente.

 

Ceci était mon conseil d'amie du jour. Ni un ordre, ni une ingérence. Un simple avis en passant.

 

Annar

 

 

Photo : forum.femmeactuelle.fr

 

 

mardi 05 mai 2009, a 00:41
Petite précision et petit rappel...

 

 

... à propos de l'affaire Dieudonné, vous savez, la liste antisioniste aux élections européennes.

 

Quelles que soient les motivations de l'humoriste-candidat, une chose est sûre : le judaïsme et le sionisme sont deux notions tout à fait différentes. Je connais des Juifs antisionistes.

 

Si le sujet vous interpelle, je vous invite à cliquer sur l'image pour revenir à l'article posté le 12 janvier dernier.

 

lundi 27 avril 2009, a 00:38
Quelle personnalité !

 

On peut braver tous les codes sociaux de notre époque et cependant époustoufler tout le monde... Un petit clic sur l'image si vous n'avez pas encore vu la prestation de Suzan Boyle.

 

Photo : www.staragora.com

 

mercredi 22 avril 2009, a 23:21
Visionnaire, ou quoi ?

 

 

Photos du syndicat d'initiative de Strasbourg et de la sous-préfecture de  Compiègne : www.lepoint.fr/

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'intervention de Daniel Balavoine face à François Mitterrand par coeur, voici ce qu'il avait dit le 16 mars 1980 :

 

"(...) Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère, elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis, elle ne croit plus en la politique française (...).

Ce que je peux vous dire, c'est que le désespoir est mobilisateur, et que lorsqu'il devient mobilisateur, il est dangereux, et que ça entraîne le terrorisme, la bande à Baader et des choses comme ça. Et il faut que les grandes personnes qui dirigent le monde soient prévenues que les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'il n'auront plus d'autre solution."

 

Daniel Balavoine avait 28 ans lorsqu'il a prononcé ces paroles.

 

Je crois bien que près de trente ans plus tard, dans cette intervention, on peut remplacer le mot JEUNESSE par le mot POPULATION en général, et le mot JEUNES par le mot CITOYENS.  

 

J'ai comme l'impression que ce n'est pas simplement l'opposition à l'OTAN qui avait motivé un tel déferlement de violence, début avril. Que nous fassions partie ou non de la jeunesse, nous sommes à bout, c'est tout. Voilà la vérité.



dimanche 05 avril 2009, a 19:24
"Pacifistes" et "anarchistes" à Strasbourg...

 

Honte à ceux qui salissent de nobles idéologies en se réclamant d'elles lorsqu'ils font subir des violences à leur prochain !

 

Jamais de sincères pacifistes ou d'authentiques arnarchistes ne se conduiraient ainsi.

 

Le pacifisme est le refus de la guerre. La violence est l'outil de la guerre.

 

L'anarchisme est le refus du pouvoir. La violence est une forme de pouvoir.

 

Je voudrais écrire plus longuement, mais devant ce qui s'est passé à cent kilomètres de chez moi, les mots s'étranglent sur mon clavier. Quand je pense que j'avais l'intention de m'y rendre, vendredi, pour que mon fils voie "en vrai" un Président des Etats-Unis ! Par chance, une de mes nièces, qui habite sur place, nous en a dissuadés.

 

Photo : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-04-04/otan-violences-a-strasbourg-les-manifestations-anti-otan-degenerent/920/0/332277

 

lundi 30 mars 2009, a 13:23
Samedi 4 avril 2009, journée sans achat

 

Je remercie mon amie Brigitte pour l'envoi de ce message, reproduit ci-dessous.

 

Une seule journée pour faire bouger les choses ? Je peine à y croire, mais il paraît que ce mode de pression a fonctionné dans d'autres pays.

 

Je me souviens également que le mouvement social des cheminots de fin 2007 a pu enfin aboutir à des négociations à partir du moment où des commerçants ont commencé à se plaindre d'un manque à gagner en raison d'une grêve des transports un mercredi : http://0yezoyez.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=505787 (cliquer sur les mots soulignés)

 

Mais je crois plutôt aux effets bénéfiques d'une grève durable de la consommation, en boudant tout les biens de consommation qui ne sont qu'effet de mode et qui ne font qu'engraisser un petit nombre sur le dos de tous. Avons-nous vraiment besoin de nous rhabiller à chaque changement de mode ?

 

Illustration : http://www.actionconsommation.org/publication/Elections-presidentielles-et-la,642.html

 

SAMEDI 4 AVRIL 2009. journée SANS ACHAT!!!
D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie. Deux jours de grève d'achats ont suffit à faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009
LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :
Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER
– par exemple
:
- L'ESSENCE - GAZOIL - TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge,stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.
Ce message n'est issu d'absolument, aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.
Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !!!!.

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES ;
DIFFUSEZ CE MAIL A... TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, La date sera vite arrivée
PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES....... qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc ......
L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT
Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention. AIDONS NOUS et nous parviendrons à faire reculer la vie chère. Ne dites pas "cela ne servira à rien " Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous. Cessons de nous plaindre et AGISSONS.

 

mardi 24 mars 2009, a 17:56
A propos du bouclier fiscal

 

Ce n'est pas un thème original, je sais, tout le monde en parle ! On dépense des fortunes (ah zut, le chiffre astronomique m'est sorti de la tête) en cadeaux fiscaux sur le dos des contribuables moyens, de peur que nos 14000 concitoyens les plus riches aillent s'établir ailleurs qu'en France.

 

La question que l'on peut se poser est la suivante : avons-nous vraiment besoin de ces 14000 foyers fiscaux pour relancer notre économie ? Leurs achats, leur consommation, servent-ils réellement à éviter les délocalisations d'entreprises ?

 

Ceux parmi eux qui veulent quitter notre pays pour ne pas participer au bien commun nous signifient clairement qu'ils sont contre l'enseignement gratuit, l'accès aux soins pour tous, la salubrité dans les bâtiments publics, la sécurité, etc etc... autant de choses qu'ils pourraient en effet se payer si elles n'étaient pas mises à la disposition de tous par le biais des contributions publiques.

 

Franchement, je ne comprends pas pourquoi on ne les laisse pas partir, tout simplement. Je le comprends d'autant moins lorsque je rapproche ce chiffre des quelques 20000 reconduites à la frontières annuelles que nos dirigeants cherchent à provoquer.

 

Si notre pays manque de place, en dépit de l'immensité du "désert français", pourquoi ne pas laisser partir ces 14000 contribuables chanceux et leurs ayants-droit, afin de permettre à d'autres familles de se remettre en toute sérénité du traumastisme de leur émigration, des êtres aimés et des paysages d'enfance laissés derrière eux ?

 

Illustration : www.linternaute.com/actualite/cartoons/179.shtml

mercredi 11 mars 2009, a 22:38
Mais qu'est-ce qui a libéré la femme ?

 

Ma position risque de paraître marginale, voire ringarde. Tant pis, je l'assumerai ! Je n'ai pas de mérite, parce que je sais bien que les bloggeurs sont ouverts d'esprit et qu'ils ne me jugeront pas trop vite.

 

A l'occasion de la journée de la femme, j'ai entendu au journal télévisé que le Pape a déclaré que, plutôt que la pilule, c'est la machine à laver qui a le plus contribué à la libération de la femme.

 

J'ai vu à au petit sourire ironique de la présentatrice du journal qu'elle ne partage pas ce point du vue. J'en déduis qu'elle trouve les enfants plus pesants que laver des draps et des jeans à la main... et j'en suis assez navrée, pour elle, et pour les enfants qui l'ont éventuellement cotoyée (j'ignore si elle en a).

 

Blague à part, que les lecteurs masculins me pardonnent, mais mon expérience et celle des copines m'ont démontré une chose : le principal bénéficiaire de la pilule contraceptive, c'est l'homme.

 

Bien sûr, il y a des femmes qui véritablement ne souhaitent pas, ou du moins pas à ce jour, fonder une famille : les adolescentes, celles qui n'ont pas encore de situation matérielle stable, celles qui tout simplement ont d'autres projets de vie que la maternité.

 

Mais dans la plupart des cas, la femme qui prend la pilule le fait parce qu'elle est amoureuse d'un homme qui veut vivre sa sexualité sans craindre d'avoir à assumer une paternité. Un jour, l'homme, repu, s'en va vers d'autres horizons, laissant derrière lui une femme meurtrie et privée d'enfant, tout satisfait de n'avoir aucune pension alimentaire à verser. Voilà la réalité de la pilule. A moins que ce soit la femme qui finisse par se rendre compte que son compagnon abuse d'elle et par prendre ses distances. Quoi qu'il en soit, le résultat est le même.

 

Eh oui, la pilule a libéré... l'homme.

 

En conclusion, et bien que je sois tout sauf une grenouille de bénitier, je dirais que ce n'est pas parce qu'une phrase est prononcée par un responsable religieux qu'elle mérite un sourire ironique. Plus je réfléchis au coup de la pilule et du lave-linge, plus je trouve cette déclaration sensée.

 

Photo enfant flou : emifotoblog.fr

dimanche 08 mars 2009, a 13:56
Journée de la femme

 

Aujourd'hui, je n'ai pas besoin de rédiger un article sur nous, les femmes.

 

En effet, Grincette a exprimé bien mieux que moi mon ressenti sur le sujet. Cliquez sur l'image pour lire son article.

 

Et pour conclure, voici quelques lignes d'une de mes chansons d'amour préférées :

 

"(...) Mais je ne vous parlerai pas d'elle, je ne vous parlerai pas d'elle

Elle est à côté de moi quand je me réveille

Elle a sûrement un contrat avec mon sommeil

Je ne vous parlerai pas d'elle

Elle est mon sol, elle est mon ciel

Elle est là même où mes pas ne me guident pas

Et quand je ne suis pas là elle met mes pyjamas

Elle est plus que ma vie, elle est bien mieux que moi

Elle est ce qui me reste quand je ne fais plus le poids

Je ne vous parlerai pas d'elle."

 

Jean-Jacques Goldman

 

Ilustration : photo de Karen Grassle dans "la petite Maison dans la Prairie" http://www.toutlecine.com/images/serie/0011/00118606-la-petite-maison-dans-la-prairie.html

dimanche 15 février 2009, a 18:34
La dot de Soënna

 

Avec quelque retard sur la fête des amoureux, je me suis souvenue d'une belle histoire que j'ai lue, enfant.

 

 

Une châtelaine était au désespoir. Des brigands avaient enlevé sa fille, et réclamaient en rançon une somme qu'elle ne pouvait réunir.

 

Soënna, l'une des suivantes de la châtelaine, éprouvait une compassion particulière pour la noble dame. C'était une orpheline, qui avait pour toute famille un oncle.

 

Soënna était très laide.

 

Aussi, son oncle l'avait généreusement dotée, pour lui éviter le célibat. Il pensait que l'appât du gain permettrait qu'un homme épouse sa nièce au physique disgrâcieux.

 

Après mûre réflexion, Soënna décida de renoncer au mariage, parce que le montant de sa dot permettrait d'espérer la libération de la fille de la châtelaine. Ne souhaitant pas faire état du sacrifice auquel elle consentait, elle ne mit dans la confidence que le jeune page Armel qu'elle chargea de se rendre chez son oncle pour lui demander l'argent de la dot.

 

Comme Armel lui demanda : "Mais alors, comment allez-vous faire pour vous marier si vous n'avez plus de dot ?" Soënna ne répondit rien, et elle laissa partir le messager.

 

L'argent de la dot permit de libérer l'enfant. Par ailleurs, la générosité et la détermination de Soënna ont eu pour effet de rendre éperdument amoureux Armel, qui la demanda en mariage.

 

Ni pour la beauté qu'elle n'avait jamais eue, ni pour la richesse qu'elle n'avait plus.

 

 

Est-ce que cette histoire a vieilli ? Hélas, oui. Est-ce que nos décideurs économiques, en 2009, souhaitent qu'une personne puisse rendre quelqu'un amoureux par des qualités humaines ? Est-ce qu'ils ne préfèrent pas inonder le marché de crèmes amincissantes, de modes qui changent à chaque saison, de colorants pour les cheveux, et j'en passe ? Vous connaissez la réponse.

 

Si seulement nous nous souvenions tous de l'histoire de la dot de Sloëna, peut-être pourroins-nous changer nos habitudes de consommation et contribuer à faire un beau pied de nez à ceux qui cherchent à s'enrichir en entretenant ou en créant des besoins de beauté et des complexes... De plus, cesser de penser autant à notre apparence, c'est bon pour l'environnement : moins de production d'articles futiles et moins de déchets.

 

Illustration : http://www.um.dk/Publikationer/UM/Francais/DocumentationDanoise/LesArtsVisuels/html/chapter01.htm

mercredi 04 février 2009, a 11:50
Petit bijou d'humour grinçant à propos de l'incivisme

 

Le hasard m'a amenée sur les pages de http://museliere.free.fr/ (cliquer sur les mots soulignés). Il s'agit d'un site qui aborde le problème des incivilités commises par certains propriiétaires de chiens, incivilités qui vont de l'étron non ramassé au molosse utilisé comme une arme. On y trouve aussi des conseils juridiques en cas de morsure.

 

Dans l'espace réservé au courrier des visiteurs du site, j'ai relevé le texte anonyme suivant, dont j'ai adoré le ton plein d'ironie. Le voici :

 

"Votre site est une excellente photographie des réactions des uns et des autres face aux questions "sensibles", avec chaque fois une débauche d'agressivité, de vulgarité et de violence verbale - avec orthographe nulle ça va de soi - de la part des ardents défenseurs de la liberté, mais surtout de la leur, et bien entendu surtout pas celle des autres. Prenons le schéma global de votre site, et remplaçons le mot-clef "chien", par l'un des mots-clefs suivants, au hasard : - cigarette, alcool, cannabis, automobile, chasse, corridas, combats de coqs (…) et la liste n'est pas exhaustive. On obtiendra le même type de réactions : certaines objectives, certaines plus nuancées, et d'autres plus excessives, voire, comme chaque fois, étriquées et intolérantes.

En mélangeant tout ça, et pour satisfaire aux plus excités, le français idéal a le profil suivant : il possède donc un chien (de son choix) qu'il promène en liberté (mais ce n'est pas grave, il n'est de toute façon pas méchant), il fume quel que soit l'endroit où il se trouve, ne dédaigne pas quelques bons verres de temps en temps, même s'il doit reprendre la route après, mais aucun risque, car lui, il conduit bien, alors que les autres, qu'est-ce qu'ils font comme conneries, ils vont même des fois jusqu'à respecter les limites de vitesses ! (c'est d'ailleurs pour ça qu'il est obligé des les doubler sur les lignes blanches). Il apprécie tout particulièrement qu'on ait créé désormais des places de stationnement exprès pour lui lorsqu'il est pressé, vous savez, celle avec un fauteuil blanc sur fond bleu, ou celles avec un bus dessiné en jaune dessus quand il va chercher ses gamins à l'école. Il n'a pas d'ennemis particuliers à part tout le monde, c'est-à-dire "les cons", mais voue une haine plus spéciale et sans limite à ceux qui portent un képi, et dont la tâche principale et unique est de harceler les honnêtes citoyens comme lui qui ne font jamais de mal à personne.

 

A côté de cela, il y a le mauvais français, sans doute le plus répandu, d'une ignorance totale, celui qui est toujours au mauvais endroit au mauvais moment, quel que soit son âge. Il est volontairement sur le passage clouté pour se faire écraser par la voiture qui vient de griller le feu rouge. Il va chercher son pain en marchant sur le trottoir uniquement pour glisser sur les crottes, alors qu'il pourrait très bien se suspendre aux gouttières ou passer par les toits. Il ne va en forêt le dimanche avec sa famille que dans le seul but -espère-t-il - de se faire attaquer par un chien en liberté. Il a lui aussi un chien, mais s'il le tient en laisse, c'est uniquement pour servir d'appât aux mâtins de la rue et rien d'autre. Il ne passe ses vacances à la mer que dans l'espoir secret de se faire heurter de plein fouet par un jet-ski. Lorsqu'il va dans un stade, il attend avec une impatience à peine dissimulée la cannette de bière qui viendra lui fracasser le crâne.


Et puis il a fait trois enfants avec pour chacun d'eux un projet d'avenir bien précis. Pour le plus jeune, il verrait d'un assez bon oeil une attaque en règle par deux gentils chiens qui se régaleraient - mais faut-il leur en vouloir s'ils sont mal dressés - des jambes et de la joue gauche de son fils. Pour le second qui adore faire du vélo, il ne dédaigne pas qu'il soit renversé par un honnête père de famille pressé de rentrer chez lui et qui aura traversé le quartier à plus de 80 km/h le portable collé à l'oreille. Quand a sa fille aînée, bientôt collégienne il vise l'apothéose : un enlèvement avec violences sexuelles suivies de meurtre par un pédophile dont tout le voisinage ne disait que du bien.


Bref votre site est éloquent et révélateur. L'éducation à la citoyenneté a encore de belles années devant elle pour parvenir à faire pencher un tant soit peu la balance en faveur du respect des animaux sous toutes leurs formes, sauvages comme domestiques. A moins que la nature, que nous avons tant malmenée à force de croisements et manipulations génétiques, ne s'en charge elle-même comme il semble qu'elle le fasse déjà en matière de climat..."

 

Illustration : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=188100734

 

jeudi 22 janvier 2009, a 22:50
Violences contre des employés de banque

 

Bien sûr, l'agression qui vient de coûter la vie à un employé de banque était le fait d'une personne non responsable de ses actes, qui a dû faire l'objet d'une mesure d'internement. Cependant, à l'occasion de ce drame, un fait est ressorti : les employés de banques subissent de plus en plus de comportements agressifs de la part de clients.

 

D'après les personnes interviewées par France Info, la crise économique serait en cause. En effet, des clients en proie au désespoir à cause de leur situation financière personnelle auraient tendance à croire que l'interlocuteur en face d'eux a quelque chose à voir avec la politique menée par son employeur.

 

De surcroît, les employés de banques sont victimes de pressions de la part de la hiérarchie visant à les pousser à proposer aux clients des produits bancaires qui ne servent pas vraiment leurs intérêts. Au final, les clients se sentent à plus forte raison lésés par leur banque, et parfois c'est le conseiller financier qui en fait les frais.

 

Ancienne employée de banque, je tiens à témoigner que les conseillers financiers sont des gens comme vous et moi, travaillant dans des ambiances malsaines pour un piètre salaire. J'ai déjà eu l'occasion de vider mon sac à ce sujet  (cliquer les mots soulignés).

 

Par ailleurs, une des dernières fois que j'ai vu mon conseiller financier, il m'a proposé un produit bancaire qui ne m'intéressait pas du tout, en tout cas qui ne cadrait pas avec mes projets. Comme j'ai refusé, il m'a demandé de signer un papier comme quoi il m'avait parlé de ce produit. J'ai alors compris que sa hiérarchie lui demandait des comptes sur le nombres de produits bancaires placés auprès de la clientèle.

 

En tout cas, ne nous trompons pas d'ennemi. Le méchant, ce n'est pas l'employé(e) de banque qui vous reçoit dans votre établissement financier. Même s'il(elle) nous paraît pénible avec ses produits financiers à placer, c'est quelqu'un qui subit les mêmes pressions que nous au travail, et le danger vient de bien plus haut, on l'aura compris.

 

Illustration : http://www.laposte.fr/presse_phototheque_banque_postale_hommes_543banque_postale_hommes_04-_1217.html

mercredi 21 janvier 2009, a 02:31
Et moi, un jour viendra où je m'assierai devant certains bureaux...

 

Merci à "Cheanbierre", qui m'a envoyé le texte ci-dessous, assorti du commentaire que j'ai mis en titre de cet article :

 
Un jour de janvier 2009, un vieux monsieur est assis sur un banc de parc   face à la maison blanche....après quelques minutes il se lève et va  voir   le soldat qui est de garde et lui dit " j'aimerais visiter la maison   blanche et rencontrer le président Georges W. Bush"
...le soldat lui dit   "Monsieur Bush n'est plus président et il n'habite plus ici"
......le  vieux monsieur s'en va sans dire un mot.....
Le lendemain le vieux monsieur est encore assis sur le banc de parc....il se lève, va voir le soldat et lui dit "je veux visiter la maison blanche et rencontrer le président Georges W. Bush"
....le soldat lui dit " Monsieur Bush n'est plus président et il n'habite plus   ici".....le vieux monsieur s'en va sans dire un mot.....
Pour une troisième journée consécutive le vieux monsieur est assis sur le même banc de parc et regarde toujours la maison blanche.
Il se lève enfin et va voir le même soldat et lui   dit   j'aimerais visiter la maison   blanche et rencontrer le président Georges W. Bush"
.....le pauvre  soldat   ne sait plus trop quoi dire...il lui dit "monsieur ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer monsieur Bush et ça fait 3 jours que je  vous dit que monsieur Bush n'est plus président et qu'il n'habite plus  ici.....est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez   pas?"
.....".non.... non".... dit le vieux monsieur "C'est juste que ça me fait tellement plaisir de l'entendre".......
Alors le soldat s'est mis au garde-à-vous, l'a salué et lui a dit " A demain monsieur ".
 
 

dimanche 18 janvier 2009, a 23:04
Bienvenue à Barack Obama !

Amitiés à Clementia qui a créé cette vidéo (mais pour bien l'apprécier, il faut couper le son du lecteur musical ci-dessus).

 

Clementia est l'auteur du blog "My Second Life". Vous pouvez accéder à son virtuel univers en cliquant sur son prénom.  



jeudi 15 janvier 2009, a 12:45
De quoi, des excuses ?

 

 

Galère hier, à la gare Saint-Lazare ! Mon ami l'Père Cantoche, à qui j'ai emprunté cette illustration (cliquez sur l'image pour accéder à son blog) et son épouse en ont fait les frais.

 

Je comprends les usagers malchanceux qui ont trouvé les retombées de la grève des cheminots disproportionnées par rapport aux aspirations des salariés de la SNCF. Quoique... risquer des agressions physiques sur mon lieu de travail, je n'aimerais pas trop non plus.

 

Par contre, je souhaite réagir à la demande qui a été faite à l'entreprise ferroviaire de formuler des excuses. Doit-on, en général, des excuses pour des conséquences ou pour des causes ? En clair, qui nous doit des excuses ? Des salariés comme vous et moi, ou ces gens qui les provoquent en déclarant que les grèves ne se voient pas ?

 

Avec mon soutien, tant aux cheminots qu'aux usagers.

 

lundi 12 janvier 2009, a 12:36
Halte au vandalisme contre des lieux de culte !

 

Tiens, aujourd'hui on peut inscrire du texte dans les articles, ce qui simplifie considérablement les choses. Je me préparais à mettre mon message sur une image et le lien sur une autre.

 

Face aux récents actes de malveillance qui semblent suscités par la violence du conflit israëlo-palestinien, je voudrais rappeler que les Juifs ne sont pas tous sionistes, bien au contraire.

 

Que ressentiriez-vous si on s'en prenait à des fidèles inoffensifs de telle ou telle religion chaque fois qu'une minorité (pas forcément croyante d'ailleurs) supposée appartenir au même courant religieux commettait des méfaits ? Il ne resterait plus beaucoup d'édifices cultuels debout !

 

Je vous invite chaleureusement à visiter le lien ci-dessous. C'est un site que j'ai découvert par hasard il y a un an ou deux, alors que j'effectuais des recherches sous Google sur un ami perdu de vue (son nom figure parmi ceux des signataires du manifeste contre la guerre au Proche-Orient).

 

http://www.radio-kaleidoscope.net/coupsdegueule1.htm

 

L'illustration provient du même site. Traduction du texte de la banderole : "Le judaïsme rejette le sionisme."

jeudi 13 novembre 2008, a 22:41
Des pilotes accusés de mener une grève "inutile" et "dangereuse"

Je vous reproduis ci-dessous ce qu'on peut lire sur le site de La Tribune (

http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/air-france-la-greve-des-pilotes-va-couter-100-millions-deuros-selon-jean-cyril-spinetta.html) :

 

« Le PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta estime que la grève des pilotes prévue à compter de vendredi contre la réforme de l'âge de départ en retraite va représenter pour la compagnie aérienne un coût "de l'ordre de 100 millions d'euros de résultat".

"Il ne s'agit pas du tout d'un problème de retraite", a affirmé le PDG d'

Air France-KLM jeudi sur RTL. "Ni l'âge du départ en retraite, ni les conditions de ce départ, ni le montant de la retraite, ni les annuités nécessaires ne sont remis en cause, rien ne change, il s'agit de dire à ceux qui veulent continuer à voler après 60 ans qu'ils le peuvent jusqu'à 65 ans", a-t-il assuré. "Nous ouvrons, à travers cette grève inutile, la porte à nos concurrents et (...) ils vont s'y engouffrer", a déploré M. Spinetta. La grève va "profondément affecter la confiance" des clients, sans compter qu'elle est, "pour l'entreprise et ses pilotes, une grève dangereuse", a-t-il ajouté, estimant son coût "de l'ordre de 100 millions d'euros de résultat". "Ça tombe au pire moment", a-t-il noté, en raison de la crise mondiale. (…) Les syndicats de pilotes -au premier rang desquels le SNPL- ont appelé à la grève de vendredi à lundi inclus pour protester contre le recul de la limite d'âge de cessation d'activité actuellement discuté par le Parlement. »

 

Ce que je comprends en considérant les propos du PDG, c'est qu'il réagit comme si la grève était une action dirigée contre l'employeur. Or, dans le cas présent, la grève n'a d'autre but que la sauvegarde de la sécurité des transports aériens.

 

Je ne sais pas comment l'intervention de M. Spinetta a été ressentie par la plupart des gens, usagers actuels ou potentiels de transports aériens, mais pour ma part j'ai été très profondément choquée que ce monsieur ait, dans une partie de son allocution non reproduite sur les sites que j'ai parcourus, laissé entendre qu'il serait « responsable » de la part des pilotes de renoncer à la grève, cela pour la pérennité de l'entreprise (les cent millions d'euros…).

 

Or, le vrai comportement responsable n'est-il pas de subir une perte de salaire importante pour que les transports aériens continuent à long terme à être assurés dans les conditions optimales de sécurité ? Ne serait-ce pas l'attitude contraire qui pourrait « profondément affecter la confiance des clients » selon l'expression du PDG ?

 

Parce que voyez-vous, Monsieur Spinetta, s'il devient permis que les services d'Air-France ne soient plus soucieux de protéger la vie humaine, beaucoup parmi nous ne prendront plus l'avion, tout simplement. Et je félicite à l'avance tous les pilotes qui ne se laisseront pas impressionner par des propos qui semblent n'être motivés que par l'intérêt financier.

 

Et si, comme on le dit, ce sont des directives européennes qui sont à l'origine du relèvement de l'âge maximum de cessation d'activité, puissent ceux qui ont le pouvoir d'infléchir pareilles décisions entendre la voix des pilotes grévistes !

mardi 11 novembre 2008, a 23:08
Ne pas confondre anarchisme et terrorisme

 

Illustration : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Nouvel-acte-de-malveillance-contre-une-ligne-TGV_39382-743481_actu.Htm

 

 

C'est avec tristesse et consternation que j'ai entendu dans les journaux télévisés que des personnes qui détériorent des voies ferrées et donc risquent la vie de voyageurs se réclament « de l'ultra-gauche » et de l'anarchisme.

 

Ces gens auraient eu en projet de démanteler l'Etat en mettant à mal ses infrastructures. En ce sens, si on considère que l'Etat est une entité qui commande des sujets, ils se dresseraient contre cette forme de commandement et s'arrogeraient le titre d'anarchistes.

 

Or, étymologiquement, anarchie signifie absence de commandement. Il s'agit donc, idéalement, d'un refus total d'imposer de quelque manière que ce soit sa volonté à autrui. Mais force est de constater que détériorer un bien public, c'est imposer sa volonté aux autres : en l'occurrence, les obliger, en tant que contribuables, à financer sa reconstruction, et en plus, dans le cas présent, disposer de leur vie. Les auteurs du sabotage des voies ferrées sont donc plutôt à classer parmi les terroristes.

 

En réalité, la motivation du terrorisme, c'est remplacer notre société injuste qui fait figure de jungle… par une autre jungle tout aussi hostile et dangereuse pour des gens comme vous et moi : le chaos où ce seraient les bombes qui commanderaient.

 

Aussi, à mon humble avis, les terroristes sont à l'anarchisme... ce que les éléphants sont au socialisme.

mardi 08 juillet 2008, a 13:05
Une devinette

Chers lecteurs, comme je suis très peu sur le net en ce moment et que je désire malgré tout vous adresser un petit clin d'oeil, je vous laisse une devinette pour ce WE. Il s'agit d'un message qui circule entre internautes sous forme de pps, mais je le reproduis pour ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

Voilà : il est temps d'élire le Président du Monde, et votre vote sera déterminant. Vous disposez des informations suivantes sur les trois principaux candidats :

 

Le premier est associé à des politiciens véreux. Il consulte des astrologues. Il a eu au moins deux maîtresses, et il boit 8 à 10 Martini par jour.

 

Le second dort jusqu'à midi (tiens... comme moi parfois !). Il fumait de l'opium dans sa jeunesse, et il boit un quart de litre de Whisky tous les soirs.

 

Le troisième est un héros de guerre médaillé. Il est végétarien, et boit un bière de temps à autre. On ne lui connaît aucune histoire extraconjugale.

 

           ALORS...........       V     O     T     E     Z     ! ! ! ! ! ! ! !

 

Ces trois personnages ont réellement existé. Auriez-vous une idée de leur identité ? Cette devinette, vous le verrez, est une arme fatale contre les préjugés.

 

mardi 24 juin 2008, a 23:17
Un autre chiffre

Voici un autre chiffre, et je sens que celui-là, vous allez l'adorer.

 

Tout d'abord, quelques mots sur le contexte qui m'amène à vous communiquer ce chiffre. Notre chère assurance-maladie publique, à travers la voix du directeur de l'UNAM (Union Nationale des Assurances Maladie), a émis l'idée de ne plus rembourser qu'à 35 % les médicaments de type courant destinés aux personnes souffrant de maladie grave.

 

Ces malades devraient donc, tout comme les bien portants, se tourner vers des mutuelles pour obtenir le remboursement intégral de ces médicaments. On oublie du coup que ces personnes, plus fragiles, ont besoin de davantage de médicaments que les autres, et de surcroit on pénalise fortement celles qui ne peuvent s'offrir une mutuelle.

 

Et maintenant, voici mon chiffre :

 

$ $ $ $ $ $    4 000 euros     $ $ $ $ $ $

 

C'était le salaire mensuel net de mon ancien compagnon, cadre à la Sécu, lorsque je l'ai rencontré il y a plus de 6 ans. Il avait 13 ans d'ancienneté. Et ce n'était pas le plus haut placé dans la boutique. Dans son antenne régionale (et il y en a une vingtaine) il a un collègue au meme niveau que lui, et tous deux sont chapeautés par un big-boss et son adjoint.

 

Donc, dans chaque antenne régionale, environ 30 000 à 40 000 euros s'envolent tous les mois en très gros salaires. Je ne parle meme pas des médecins-conseils, qui travaillent ailleurs. Je ne parle pas non plus de la soixantaine de jours de congés et de RTT dont bénéficient ces gens. En fait, je suppose que le chiffre bien rondelet qui se profile dans ma tete est encore loin de la réalité.

 

Bon, d'accord, je veux bien admettre que ces gens payés à double tarif soient plus malins que nous, et qu'ils aient eu l'intelligence d'entrer dans la bonne boite, et ce à la bonne époque. Mais qu'ils osent insinuer que ce sont les patients qui coutent cher à la Sécu, c'est tout simplement abject !

vendredi 30 mai 2008, a 17:11
Une ville...

 

Merci au blog de Lily où j'ai trouvé ce tableau de Georges Braque.

 

 

                             U  N  E      V  I  L  L  E

 

 

Reste, reste près de nous

Un endroit où faire son trou

Ce n'est pas une corde au cou

Laisse tes frères s'en aller

Ils sauront bien se débrouiller

Ils sont presque majeurs tu sais

Regarde tes nouveaux amis

Qui t'ouvrent leur rue, leur coeur

Tu seras notre ailleurs

Nous devriendrons ta ville

 

                    Je n'aime pas votre ville

                    Au nom d'une logique

                    Qu'on prétend économique

                    Elle abrite des imbéciles

                    Des négriers, des sanguinaires

                    Dans de belles tours de verre

                    Moi je préfère ma route

                    A leurs certitudes mes doutes

                    Où je peux rêver tranquille

                    Différemment, ma ville

 

                                        Une ville, une vraie

                                        Bien plus qu'une cité

                                        Pas seulement un décor

                                        De beaux jets d'eaux, de clairs pavés

 

                                        Une ville, comme un seul toit

                                        Où partout on est chez soi

                                        Dis-moi que ça existe encore

                                        Où ça ? où ça ? où ça ?

 

                                        Une ville, comme un seul corps...

 

 

                    Ann'Ar

 

 

Chanson interprétée au Printemps des Poètes 2006, dont le thème était "Je chante ma ville".

 

mercredi 21 mai 2008, a 18:34
Un clin d'oeil à La Passante en passant

En guise de piqûre de rappel, voici un petit bijou d'humour noir, pour que nous n'oubliions pas les conditions difficiles que vivent certaines parmi nous (au fait, ont-elles accès à Internet ? il m'arrive d'en douter).

 

Si ce n'est pas déjà fait, vous pouvez lire un article très complet sur les violences subies par les femmes, suivi de dizaines et de dizaines de commentaires sur le blog de La Passante :

 

http://lapassante.blog.mongenie.com/



mercredi 14 mai 2008, a 18:28
Mai 68 mondain contre Mai 68 social

Mille mercis à mon amie Brigitte qui m'a transmis ce texte, que je vous reproduis ci-dessous :

 

"Les commémorations officielles des 40 ans de mai 68 doivent beaucoup à Nicolas Sarkozy.

En affirmant qu'il voulait « liquider mai 68 » celui-ci a en effet réveillé une envie de vérité sur ce que fut la plus grande grève générale de l'histoire de France et peut-être du monde. Après tout, vouloir en liquider le souvenir, c'est le meilleur hommage à lui rendre : cela prouve que 40 ans après, mai 68 est encore présent au point qu'il obsède encore l'actuel président, la droite, le patronat, ses caisses noires.

Du coup les commémorateurs médiatiques officiels, ayant senti le danger, ne présentent plus mai 68 que sous son jour mondain, historiquement déformé, dénaturé. On a droit aux Serge July, Daniel Cohn-Bendit, Laurent Joffrin, Romain Goupil sans souci de leur trajectoire inversée. Serge July explique que « mai 68 c'est la dernière grande grève du XIX° siècle ».

Cohn-Bendit répète « Oubliez Mai 68 ». Joffrin fait un journal droitier qui se prétend indûment l'héritier de mai 68. Goupil approuve l'intervention de Bush en Irak avec l'autre soixante-huitard Bernard Kouchner passé de l'autre coté de la barrière. France inter organise le 22 mars, entre la Sorbonne et l'Odéon, une journée avec tous ces gens là sans même donner la parole à un seul syndicaliste. Ladite journée se conclut par le « téléphone sonne » consacré à un vieux débat entre Albin Chalandon et Jean-Jacques Servan-Schreiber, revu et commenté par Laurent Joffrin. On a vu des télés laisser monopoliser la parole sur mai 68 par des Max Gallo, Glucksman père et fils, et autres Tillinac.

En fait Nicolas Sarkozy ne veut pas « liquider » le mai 68 mondain, il orchestre même sa mise en médias : n'a t il pas pris Kouchner le va t-en guerre extrémiste, dans son gouvernement ? Un tiers mondiste, deux tiers mondains ? Non, ce qu'il craint c'est le mai 68 social, pas celui des étudiants mais celui des 9 à 11 millions de grévistes.

Tout le monde aurait oublié les étudiants, les barricades de Gay-Lussac, s'il n'y avait pas eu l'immense grève générale salariale.

Par exemple, je suis allé manifester aux côtes de Rudy Dutschke à Berlin en février 68 : le mouvement étudiant allemand était beaucoup plus fort que le mouvement étudiant français, mais personne ne s'en souvient car il n'y a pas eu de mouvement du salariat allemand de l'ampleur du mai 68 français.

Mai 68 ce n'est pas résumable aux barricades étudiantes !

D'ailleurs les premières barricades de 1968 sont ouvrières : fin janvier 1968 c'est à Caen qu'elles commencent pendant huit jours avec des manifestations à répétition, barricades et grèves de jeunes ouvriers de la Saviem, de Ferrodo, de Moulinex, qui mettent la ville en état de siége.

Mai 68 est le produit d'un long processus de luttes sociales qui commence en 1963 avec la grève des mineurs qui, en trois mois, en dépit de la réquisition de de Gaulle, finit par obtenir le 5 avril, 11 % d'augmentation de salaires. C'est un signal déclencheur pour quatre ans de luttes montantes, le nombre de jours de grèves, de grévistes, la durée des grèves, les formes de luttes vont aller croissantes. En 1966 et 1967, il y a deux « 17 mai », deux journées nationales d'action unitaires CGT, CFDT, FO, FEN massivement suivies contre les ordonnances anti-sécurité sociale de Georges Pompidou. Elles mobilisent deux fois 1 à 2 millions de personnes. En mars 1967, aux élections législatives, la gauche manque la majorité au Parlement d'un seul siége. Dans ces années-là, les conflits célèbres et durs se multiplient comme à Redon ou à Rhodiaceta.

Les signes annonciateurs sont là : seul un journaliste du Monde comme Pierre Viansson-Ponté ne les voit pas, il écrit en février « la France s'ennuie » alors que la France entière est prête à exploser.

Au début l'explosion n'est en effet qu'un mouvement radical de la jeunesse scolarisée, qui porte à la fois des questions universitaires et scolaires et anti hiérarchiques. Cela occupe le terrain d'avril à début mai, avec l'apogée de la « nuit des barricades » du 10 mai. Mais tout bascule surtout les 15, 16 et 17 mai, quand une vague sans précédent profite de l'occasion pour parcourir tout le pays : de Sud-Aviation à Renault-Cléon, dans toutes les entreprises du pays, par millions, tous les salariés entrent dans un vaste mouvement de grève prolongé pour les salaires, les conditions de travail, la durée du travail. C'est ce qui provoque la crise du régime sur le point se s'effondrer. Le général de Gaulle ne comprend rien à ce qui se passe, il ordonner la répression et même de tirer sur la foule, n'est même pas suivi par son premier ministres et ses préfets, à en douce, va chercher l'armée, puis revient, et profitant de l'incapacité de la gauche à se mettre d'accord, à demander des élections, à proposer une issue politique, prend le premier l'initiative de dissoudre l'assemblée nationale.

Pendant ce temps-là, le gouvernement Pompidou négocie et fait d'importantes concessions de salaires, d'amélioration de conditions de travail, de droit syndical, de promesses de réduction de la durée du travail à Grenelle. Bien que les avantages soient grands, les salariés estiment n'en avoir pas assez et continuent trois semaines de plus, par millions, la grève.

C'est la plus grande grève de l'histoire de France et sans doute du monde. Tous sont touchés, industrie et services, métallos, chimistes, cinéastes, gardiens de musée, joueurs de foot, chirurgiens dentistes ou infirmières, enseignants et gardiens de prison. Partout un véritable soulèvement social massif effraye le patronat.

Au point que 40 ans après, la force propulsive de mai 68 n'est pas épuisée. Mai 68, en fait, c'est la première grande grève du XXI° siècle.

On n'a cessé d'en revoir le scénario, en mars 1973 contre la loi Debré, en 1976 et 1979 à l'université et dans la sidérurgie, en 1986 avec la mort de Malik Oussekine, le retrait du plan Devaquet et la grande grève qui a suivi, en 1994 avec la grande manifestation contre Bayrou et celles contre le CIP, en novembre décembre 1995 contre le plan Juppé, en 2003 contre les scélérates lois Fillon contre les retraites, en 2006 contre le CPE.

La vie sociale profonde de notre vie rete encore structurée par les effets profonds de la grande grève de mai 68. La victoire de la gauche en 1981 est un effet différé de mai 68. La victoire de Lionel Jospin en 1997 est un effet différé de nov-déc 95.

C'est cela qui effraie Sarkozy et lui a fait défier, calomnier, dénaturer mai 68 : il a raison car c'est une grande grève générale de ce type qui stoppera l'ensemble de la politique intégriste, néo libérale réactionnaire qu'il met en oeuvre depuis cinq ans.

A nous d'y travailler dans l'unité de toute la gauche !

Gérard Filoche, le 31 mars 2008

Auteur de « mai 68 histoire sans fin, liquider mai 68, même pas en rêve » Ed. JC Gawsevitch 480 p 23 euros"

 

lundi 05 mai 2008, a 00:40
Un "Mai 2008" serait-il possible ?

Voici déjà bien quelque temps que je ne me suis pas exprimée dans ces pages. Il faut dire qu'en ce moment je consacre beaucoup de temps à mes relations amicales (y compris sur la toile) et à mes activités associatives.

 

Mais surtout, il se trouve que tout ce que j'ai à dire sur ce mois de mai particulier, le quarantième anniversaire de Mai 68, eh bien je constate dans les médias que d'autres l'ont déjà dit, et en général bien mieux que je le ferais puisque, parfois, ils parlent de leur vécu. Sur ce sujet, donc, il y a peu de chance que j'aie quelque chose d'original à écrire dans les prochaines semaines.

 

Simplement, en voyant les images de cette époque, je me sens nostalgique. J'aurais aimé vivre ce Mai 68, du moins en tant qu'étudiante ou jeune travailleuse, puisqu'il est vrai que j'ai vécu Mai 68… dans ma poussette ! J'aurais aimé vivre cette communion avec des milliers de manifestants dans la rue, et avec des millions dans la presse (je n'ose supposer que j'aurais possédé un téléviseur). Oui, je vous avais prévenus, ce n'est guère original.

 

Ce qui m'a le plus frappée, en voyant les récents documentaires sur la révolution, c'est que celle-ci a su rassembler des étudiants, des fonctionnaires, et des salariés du secteur privé. Et il me semble bien que tous étaient solidaires.

 

Qu'en serait-il aujourd'hui, si c'était à refaire ? En regardant mes un peu plus de quarante années d'existence, j'ai l'impression qu'on s'est ingénié à diviser les citoyens, pour qu'un Mai 68 ne puisse plus se produire. Au fur et à mesure que les conditions de vie se durcissent, les boucs émissaires se multiplient : les demandeurs d'emploi, les jeunes, les habitants de cités, les fonctionnaires, les immigrés, et j'en oublie forcément. 

 

De plus, le « chacun pour soi » a été sournoisement instillés dans nos modes de vie : le culte de la réussite, de l'image, du développement personnel… Il m'arrive même de me demander si certaines pratiques en vogue, basées sur l'observation de soi et l'épanouissement personnel, n'ont pas pour but de nous rendre encore un peu plus individualistes et moins à l'écoute de nos semblables. Comme par hasard, ces modes sont intervenues durant ces dernières décennies.

 

Enfin, ces dernières années, voire même ces derniers mois, des tentatives évidentes de division des citoyens ont pu être observées. Les cheminots ont été stigmatisés à travers leur régime de retraite, puis les fonctionnaires. On a également assisté à la montée de racismes jusqu'alors inexistants : anti-enseignant, anti-policier, etc.

 

Eh oui, nos pouvoirs publics peuvent dormir sur leurs deux oreilles : il est peu probable que les Français s'unissent à nouveau dans un mouvement de contestation efficace, parce qu'ils se détestent bien trop pour cela. Et c'est plus que regrettable, parce que les sujets de mécontentement citoyen ne manquent pas. On nous crache au visage en nous demandant des efforts en terme de rallongement des durées de cotisation pour les retraites, alors que d'autres font faire à leur salaire les bonds que vous savez. On se moque de nous en laissant le prix des carburants à la pompe grimper exponentiellement, alors qu'il suffirait d'une décision modificative à la loi de finances annuelle pour que le système de taxes indirectes sur lesdits carburants soit revu de manière à moins pénaliser les automobilistes.

 

Ah, si seulement nous pouvions retrouver la force de nous unir, pas forcément en organisant une grève massive qui aurait pour effet de nous appauvrir, mais pourquoi pas en faisant une grève de la consommation. Nous sommes, rappelons-le, une soixantaine de millions de consommateurs. Si nous pouvions, via Internet, nous mettre tous d'accord pour nous abstenir d'acheter tout produit non alimentaire (à part les carburants pour nous déplacer) et ce jusqu'à ce que les industriels forcent nos dirigeants à revoir leur copie, ce serait fantastique.

 

 

"Perché sur une barricade

L'oiseau chantait sous les grenades

Son chant de folie était beau

Et fous les enfants de Rimbaud."

 

Jean-Michel Caradec

 

 

"Si la vie s'était comportée mieux

Elle aurait séparé en deux

Les paires de gants, les paires de claques

Elle aurait s^urement partagé

Les mots d'amour et les pavés

Les filles et les coups de matraque."

 

Maxime Leforestier

 

lundi 21 avril 2008, a 00:00
Encore une bien triste histoire d'euthanasie

Chers lecteurs, cela fait quelques jours que je me surprends régulièrement à penser à la tragique histoire d'euthanasie que les médias ont rappelée à notre bon souvenir la semaine dernière.

 

Pour résumer, une maman sexagénaire a mis fin aux jours de sa fille lourdement handicapée de 26 ans. En première instance, elle a été acquittée, ce qui me parait tout à fait normal. Seulement voilà, le Parquet a décidé ces jours-ci de faire appel de ce jugement, rendu par un jury populaire, rappelons-le. Le motif ? « Il faut que le droit soit respecté. »

 

Tous les parents se représentent aisément la situation, et se posent les questions suivantes : si mon enfant était lourdement handicapé(e), ou le devenait, qu'adviendrait-il de lui (d'elle) lorsque j'aurai quitté ce monde ? Sera-t-il (elle) traité(e) humainement ? Qui prendra soin de lui (d'elle) ? Y aura-t-il un minimum de chaleur dans les gestes des soignants qui s'occuperont de sa toilette, de son alimentation ? Est-ce que quelqu'un lui parlera gentiment ?

 

De toute évidence, si la motivation de cette mère avait été de se débarrasser d'un fardeau pour pouvoir vivre sa vie, elle l'aurait fait bien plus tôt. On imagine par contre aisément que, se sentant vieillir, et voyant des personnes de son entourage mourir déjà à son âge, elle était angoissée à l'idée de décéder en laissant une enfant handicapée à sa solitude. Il ne s'agit évidemment pas d'une froide criminelle, et son acquittement était prévisible.

 

Par contre, l'attitude du Parquet qui fait appel me parait particulièrement incompréhensible. Respecter le droit… Oui, mais à quel prix ? Et pour quel motif ? L'homme n'a pas inventé le droit pour en devenir l'esclave. C'est le droit qui doit servir l'homme, pas l'inverse. Le droit est une matière vivante qui doit évoluer en fonction des situations, cela s'appelle la jurisprudence.

 

De tout cœur, j'espère que la Cour d'Appel et, le cas échéant, la Cour de Cassation confirmeront l'acquittement de cette maman qui a déjà été suffisamment éprouvée.

 

mercredi 16 avril 2008, a 18:25
Quand un prénom ne convient pas aux organisateurs d'un jeu télévisé

 

J'ai entendu tout à l'heure à la radio ce fait divers insolite. Après avoir réussi toutes les épreuves de présélection pour un jeu télévisé pour enfants, le petit Islam s'est vu refuser le droit de concourir à l'antenne sous son prénom, parce que celui-ci évoque une religion.

 

Ainsi, la chaîne télévisée a proposé au petit garçon de jouer sous un autre prénom, ce qui a fait réagir, à juste titre, les parents d'Islam.

 

En creusant dans ma mémoire, je me suis rendu compte que plusieurs prénoms courants évoquent directement une religion. Cette chaîne télévisée est-elle également allergique aux Christian, Christianne, Christine, Jude et Judith ? Il me semble que ces prénoms signifient, littéralement, chrétien, chrétienne, juif, juive.

 

Et que dire des Marie, Joseph, Angélique, Noël, Noëlle, Pascal, Pascale, Pascaline ? Un peu de sérieux, voyons, nous sommes très nombreux à porter des prénoms qui ont un rapport direct ou indirect avec la spiritualité. En fait, pratiquement tous les prénoms qui se termine en "el, elle" font référence à Dieu ; il en va de même pour la grosse majorité des prénoms commençant par un J (par exemple Jessica signifie "Yahweh regarde", Jean "Yahweh fait grâce", etc). Voilà de quoi donner du fil à retordre aux chaînes de télé !

dimanche 13 avril 2008, a 12:48
La France qui se leve tot

Aie aie aie, ce matin, j'ai été réveillée, tout comme mes voisins, par des vrombissements insistants de mobylettes, et ce malgré les doubles vitrages.

 

Comme quoi, Monsieur le Président, on peut très bien :

-          se jouer de tout ce qu'on sait sur le réchauffement climatique, la pollution et l'avenir de la planète,

-          agir de façon incitoyenne et méprisante envers le voisinage,

-          et malgré tout se lever tôt !

 

Eh non, Monsieur le Président, il n'y a pas de relation entre les actes d'une personne et l'heure à laquelle elle se lève, qu'on se le dise. Et au fait, que font vos forces de l'ordre ? Auraient-elles peur des grands frères de ces ados ?

 

En tout cas, j'espère bien que cette expression, la France qui se lève tôt » aura fait réagir tous ceux qui véhiculent des préjugés de ce genre… on dirait qu'être « du soir » c'est un crime. D'ailleurs, de nombreuses personnes paient injustement la mauvaise image qu'on colle sur ceux qui ne sont pas « du matin ». Par exemple :

 

-          A l'endroit où je gagne mon pain, si vous pointez à 9 heures et une minute, vous aurez des ennuis. Par contre, des personnes pointent à 8 heures, puis lisent ouvertement le journal jusqu'à l'arrivé du chef, et quittent leur bureau à 17 heures, puisque leur nombre d'heures de présence est effectué. A ceux-là, personne ne dit rien.

 

-          Moi-même, ayant toujours eu des difficultés d'endormissement le soir, j'apprécie de faire « la grasse matinée » les jours de congé. C'est possible seulement depuis que j'ai quitté le toit parental. Avant, c'était impensable, même si on avait été assidu au lycée ou au travail tout le reste du temps ; aux yeux de nos ainés à l'époque, il fallait se lever, point final.

 

 

Pour revenir à ce matin, la meilleure, c'est que, insatisfaite de mon sommeil interrompu, je me suis recouchée, et finalement, devinez quoi, je me suis levée tard, après avoir tenté en vain de me rendormir.

 

vendredi 04 avril 2008, a 00:47
Bon à savoir sur les dérives sectaires

Ce soir, je souhaite réagir à propos du 5ème (je crois, je ne suis plus certaine du chiffre) rapport de nos dirigeants sur les dérives sectaires. Comme il est difficile de faire la frontière entre religion et secte, on ne parle désormais en effet plus de « sectes » mais de « dérives sectaires ».

 

En résumé, le présentateur dudit rapport a déclaré que les méthodes des sectes suivent trois grands axes : séduction, destruction, reconstruction. Ayant été moi-même autrefois membre d'une minorité religieuse, je souhaite compléter ce qui a été dit par quelques petites observations personnelles. Dans ce qui va suivre, vous reconnaitrez d'ailleurs des techniques de séduction et de destruction. Par contre, je ne suis pas restée suffisamment longtemps dans ce mouvement religieux pour pouvoir vous parler des techniques de reconstruction... du moins j'ose l'espérer !

 

En gros, si vous avez de nouveaux amis, et qu'ils vous encouragent à partager avec eux des activités philosophiques, spirituelles, ou simplement axées sur le développement personnel et le bien être, SOYEZ MEFIANT SI VOUS CONSTATEZ QUE :

 

-          on flatte votre égo, on vous dit que vous avez été choisi, les publications du groupe comportent des phrases du style « Les personnes sensées estimeront que… » ou si on vous parle de niveau de conscience au dessus de la moyenne,

-          les membres du groupe observent des obligations et/ou des interdictions qui ne trouvent pas leur origine dans des écrits anciens comme la Bible, comme par exemple l'interdiction de fumer : il est normal de considérer que le ou les Créateur(s) se soucie(nt) de notre santé, mais si c'est le cas, il serait peu logique qu'un Dieu aimant cherche à vous infantiliser à ce point-là ; à mon humble avis, il s'agit là d'une méthode de destruction progressive et « indolore » de votre personnalité,

-          on cherche à vous marginaliser, on organise des réunions hebdomadaires à des heures qui vont forcément perturber votre vie familiale et sociale, on vous interdit ou on vous déconseille fortement de participer à des fêtes considérées comme païennes, mais qui ont un pouvoir social indéniable,

-     on sollicite votre participation financière de manière insistante, on met plusieurs troncs dans le lieu de culte en vous expliquant que chaque tronc correspond à un besoin différent : ne s'agirait-il pas tout simplement de vous inciter à lâcher 4 billets au lieu d'un, sachant que vous ne pourrez pas couper un billet en 4 ?

 -    des membres du groupe se dégagent ou sont incités à se dégager du temps libre pour leur activité spirituelle en abusant de prestations sociales (ASSEDIC, arrêt maladie de complaisance) ; il ne me semble pas que le vol de la collectivité soit une démonstration d'amour du prochain.

 

Cette liste est non exhaustive, il vous est loisible de l'allonger en commentaire de cet article.

 

Si vous pensez qu'un de vos proches est sous l'emprise de pratiques sectaires, que faire ? Pas grand-chose, en réalité, à part le valoriser au maximum pour le rendre moins vulnérable aux flatteries dont il fait l'objet à l'intérieur du mouvement sectaire. Si vous vous montrez trop gentil avec lui (mais c'est la moins mauvaise des solutions) ses nouveaux compagnons vont lui citer II Corinthiens 11/14 : « Satan se déguise continuellement en ange de lumière ». Vous pouvez l'amener, progressivement sur un ton neutre, à constater certaines incohérences dans les théories qui lui sont présentées, mais cela peut prendre des mois voire des années.

 

Cependant, et il est dommage que les médias ne le disent pas, la pire des choses à faire est de tenter de faire réagir votre proche en le secouant, en lui disant les choses trop brutalement. Il faut savoir en effet que les sectes chrétiennes usent et abusent du passage du sermon de Jésus sur la montagne cité dans les versets Matthieu 5/11 et 12 : « Heureux êtes-vous si on vous outrage et vous persécute, si on vous calomnie à cause de moi. (…) car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » Voilà, c'est dit. Si vous secouez votre proche, vous le confortez dans l'idée qu'il est dans le vrai, et que votre attitude en est la preuve.

 

Par ailleurs, il faut tordre le cou à la rumeur selon laquelle les gens qui sont membres d'une minorité religieuses sont faibles, peu instruits, déprimés, ou que sais-je encore. Certains prédicateurs qui font du porte à porte sont timides et apprennent par cœur, par excès de trac, ce qu'ils vont vous dire, ce qui a pour effet de vous induire en erreur sur leurs capacités intellectuelles. Or, en leur parlant comme à des arriérés mentaux (si si, il existe des gens qui manquent d'éducation à ce point) vous produisez le même effet que celui décrit au paragraphe précédent.

 

Je vais terminer par une piste de prévention contre les dérives sectaires. On sait que les sectes, tout comme les bandes, sont, souvent, des mères de substitution. Pour de nombreuses personnes parmi mes anciens camarades, c'était le cas. Je pense que le meilleur moyen de lutter contre les mouvements sectaires, c'est d'opérer un dépistage précoce, en milieu scolaire, des situations de mésentente familiale. Si un enfant a des difficultés à plaire à sa mère, il sera plus tard une proie facile pour les mouvements de ce type, et il serait bon d'en tenir compte.

 

lundi 31 mars 2008, a 00:02
Que fait l'enseignement ? Encore...

Chers lecteurs, permettez-moi un petit coup de gueule, ou tout du moins d'exprimer ma consternation quant à la logique de l'équipe enseignante de l'école élémentaire fréquentée par mon fils.

 

La semaine dernière, il a fallu que je signe un petit mot informant les parents que, le dernier jour avant les vacances de Pâques :

-          il n'y aura pas classe l'après-midi pour l'ensemble de l'école,

-          les cours termineront, le matin, à 11 heures ce jour-là,

-          la cantine scolaire ne fonctionnera pas.

 

Le motif ? Les enseignants ont eu une demi-journée de réunion de travail en dehors des heures de classe, aussi il s'agit pour eux de récupérer leurs heures.

 

Ah oui ? Mais là, je ne comprends pas très bien. Si je sais bien compter, il y a, dans une semaine d'enseignement primaire, 27 heures de classe : 6 les lundi, mardi, jeudi et vendredi, 3 le samedi. Or, les enseignants sont considérés comme exerçant à temps complet, du moins je le suppose étant donné que les enseignants que je connais gagnent beaucoup plus que moi qui suis cadre dans une mairie. Donc, on considère que, pour effectuer leurs 35 heures hebdomadaires, ils sont censés consacrer 12 heures par semaine à la préparation des cours et à la correction des copies.

 

Aussi, les 3 heures « perdues » par les enseignants de cette école lors de leur réunion de travail pourraient être récupérées sur les 12 heures de travail hors de la présence des enfants. Pour ce faire, il suffirait que la direction de l'établissement organise, pour ces 3 heures, une activité pédagogique ne donnant pas lieu à des copies écrites à corriger : du sport, ou une demi-journée sur la prévention routière, ou de l'enseignement artistique par exemple.

 

En l'occurrence, dans cette école, le directeur n'a pas d'élèves. Donc, s'il prenait à sa charge la totalité de l'organisation de cette demi-journée pédagogique sans devoirs écrits, il serait le seul à devoir récupérer le temps qu'aurait exigé cette préparation, en plus des fameuses 3 heures afférentes à la réunion de travail. Comme il n'a pas d'élèves, cela ne gênerait personne. S'il répugne à s'absenter une demi-journée complète, il pourrait par exemple récupérer une demi-heure par après-midi durant deux semaines.

 

Mais non. On préfère obliger des centaines de parents d'élèves à faire des yeux de cocker à leur employeur pour obtenir un congé ce dernier jour de classe des enfants. En effet, il ne s'agit pas que de prendre l'après-midi en congé, mais également le matin, puisque les enfants seront lâchés dans la rue dès 11 heures. En plus, la cantine est payée forfaitairement au mois, et bien entendu, la commune n'a pas encore parlé de rembourser ce repas supprimé arbitrairement, unilatéralement.

 

Pour ma part, je suppose que je n'aurai pas trop de mal à obtenir un congé pour pouvoir accueillir mon fils dès 11 heures ce jour-là, et je ressens le fait de passer quelques heures de plus en sa compagnie plutôt comme une merveilleuse nouvelle. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui se retrouvent à devoir chercher en catastrophe une solution d'accueil pour leurs enfants à cause d'un caprice de quelques membres du corps enseignant. Je dis bien « quelques » parce que j'ose espérer que certains parmi eux n'y sont pour rien.

 

vendredi 28 mars 2008, a 15:19
Petite leçon de vie...

 

 

 

Merci au blog "Il était une fois" pour cette belle leçon, à découvrir en cliquant ci-dessous :

 

http://marquise.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=398800

 

jeudi 27 mars 2008, a 10:58
Un peu de lumière pour les Tibétains

Je remercie chaleureusement Sébastien, qui, sous forme de mail,

- m'a proposé de participer à la manifestation pacifique de protestation contre les violences subies par les Tibétains, en plaçant des bougies allumées aux fenêtres de nos maisons, tous les jeudis à 20 heures et cela jusqu'au 8 août 2008,

- m'a envoyé les réflexions suivantes :

 

                                   « Quelle que soit votre vénération pour les maîtres tibétains et votre amour pour le peuple tibétain, ne dites jamais du mal des Chinois.

                                   Le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour et, si le feu de la haine ne s'éteint pas, c'est   que l'amour n'est pas encore assez fort ».

                                       le XIVème Dalaï Lama

 

"Sans dire aucun mal des Chinois donc en admettant que la culture est différente et que socialement ils ne peuvent que progresser, j'admets qu'il s'agit d'un grand peuple prometteur pour l'avenir, cependant je trouve très naïf d'admettre qu'en allumant une bougie (je le ferai certes) je vais changer tout cela, au mieux je me montrerai compatissant de par ce geste.

 

Je penses, très personnellement que si l'on nous dit de ne pas boycotter les JO de Pékin c'est avant tout parce que si cela causera des retombées économique sur la Chine qui la poussera peut être quelque peut à revoir sa copie concernant le Tibet et peut être même sa vision des droits de l'homme (pour peu qu'elle ne soit pas aveugle…) les retombées concerneront aussi les pays participant et le CO qui ne peuvent où surtout ne veulent pas assumer l'image qu'un tel boycotte leur donnerait, autrement dit c'est toujours encore les intérêts économiques qui passent bien avant les intérêts « humains ».

 

Je penses qu'avec ces raisonnements pacifico - économique (car bien sur  une guerre civil ne serait pas une solution non plus !!!) les Tibétains ne sont pas près d'être libéré de l'oppression, les JO étant un des rares moyens de pression que nous avons sur la Chine aujourd'hui, je penses qu'il faudrait en profiter.

 

Et, on pourrait aller plus loin dans la réflexion en constatant que notre cher pays, ainsi que l'Europe et tous les pays riches, tirent bien profit de la situation en chine car chaque année nous y implantons encore plus d'entreprises et importons de plus en plus de produits made in china car en exploitant la misère on produit plus et moins cher…

 

Je sais bien qu'il n'y a pas de solutions miracles, mais je penses qu'il y a un pas à faire entre dire : « c'est pas bien » et montrer que l'on veuille réellement que ça cesse.

Mais, pour cela il faut déjà assumer ses convictions (il est ou le pays des droits de l'homme ???), or je ne connais aucun politique français qui ose ouvertement aborder ce genre de sujets avec le gouvernement chinois, il semble que nous aurions trop a perdre…

 

Cordialement

 

Seb"

 

Ce jeudi 27 mars 2008, A partir de 20 heures, partout dans le monde,

 

Chacun est invité à illuminer par des lampions ou des bougies ses fenêtres.  

Il en sera de même tous les jeudis jusqu'au 8 août, date d'ouverture des jeux olympiques. 

 

Tout est dit, je pense...

samedi 01 mars 2008, a 01:47
Pour bien voter aux municipales, observez les affiches

Bien sûr, vous avez plus d'affinités pour tel parti que pour tel autre. Cependant, s'agissant des municipales, vous allez élire une liste dont la tête sera votre interlocuteur(trice) privilégié(e) pendant les six années à venir pour tous vos tracas locaux et quotidiens. Aussi, dans ce contexte, le parti importe bien moins que la personnalité de celui ou celle qui se présente en tête de la liste.

 

Si je puis me permettre un petit conseil amical, observez les affiches des différents candidats en présence. Si l'affiche représente l'ensemble des membres de la liste, il y a de fortes chances pour que l'aspirant-maire soit une personne respectueuse de la démocratie. A contrario, si la personne qui brigue le mandat de maire apparaît seule sur l'affiche, évitez de lui accorder vos suffrages : selon toute vraisemblance, cet homme ou cette femme recherche le pouvoir avant tout ; voilà un piètre défenseur des intérêts de ses concitoyens !.

mardi 26 février 2008, a 09:12
Politique d'ailleurs... tout ne va pas si mal chez nous !

Qui se plaint de nos politiques ? Voyez un peu quel genre de déclaration les citoyens israéliens ont à supporter de leur Parlement…

 

En cliquant sur ce lien 

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/080220180510.fi0e4jqf.htm

en substance, vous lirez ceci :

 

« Les homosexuels sont responsables de la vague de tremblements de terre qui ont secoué Israël ces derniers mois, a affirmé mercredi à la Knesset (Parlement) un député israélien religieux orthodoxe.

"Nous cherchons des solutions terre à terre pour nous prémunir contre les effets des séismes, et moi je propose un autre moyen: le Talmud nous dit que l'une des causes des secousses telluriques --que la Knesset (Parlement) a légitimée-- c'est l'homosexualité", a déclaré Shlomo Benizri, un des 12 élus du Shass, sur 120 députés à la Chambre.

La Knesset a légalisé l'homosexualité en 1988, et divers textes de loi ont ensuite reconnu les droits des membres de la communauté gay.

"Dieu a dit qu'il agiterait le monde pour vous réveiller si vous agitez [vos élans amoureux] là où vous n'êtes pas censés le faire", a expliqué M. Benizri devant une commission du parlement qui examinait les mesures de protection contre les effets des séismes.

"Le Talmud indique que les tremblements de terre sont véritablement une chose terrible", a-t-il poursuivi, soulignant que la tradition religieuse juive considère l'homosexualité comme une "abomination".

Plusieurs séismes ont été ressentis ces derniers mois en Israël, dont le dernier en date vendredi d'une magnitude de 5 sur l'échelle de Richter, suscitant les craintes d'une secousse tellurique majeure.

La vallée du Jourdain, la mer Morte, et, plus au sud, le désert de la Arava et la mer Rouge se trouvent sur la faille syro-africaine, l'une des zones sismiques les plus sensibles du globe. »

 

Cela me rappelle un extrait de Candide de Voltaire qu'on avait étudié en classe de première : l'épisode de l'autodafé, où quatre personnes sont châtiées sur la place publique, dans le but de faire cesser les tremblements de terre à Lisbonne.

 

Tiens, c'est bizarre. J'ai édulcoré une petite partie des propos d'origine, et du coup la suite du paragraphe apparaît dans une police plus grande. Je ne maîtrise pas toujours la présentation, aussi je compte sur votre indulgence.

mardi 05 février 2008, a 12:31
Chaîne du souvenir

Merci à Océane qui m'a transmis cette information de l'Ecole Normale Supérieure de Paris, que je relaye ci-dessous :

 

« Récemment, en Angleterre, tous les programmes relatifs à la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela « heurte » une partie des élèves, dont les parents renient l'existence de la Shoah.

 

60 ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe. Ce message est rédigé dans le but de former une chaîne du souvenir et en mémoire des Juifs, des Russes, des chrétiens, des prêtres catholiques, des Tziganes, des homosexuels qui ont été tués, violés, incinérés, humiliés et/ou sont  morts de faim.

 

Aujourd'hui, il est impératif de tout faire pour que le monde n'oublie jamais. Ce message doit parvenir à au moins 40 millions de personnes dans le  monde.

 

Joignez-vous à nous et prenez part dans la chaîne du souvenir, contribuez à sa diffusion dans le monde entier. Merci à vous tous. »

 

jeudi 31 janvier 2008, a 17:15
Un an de suspension de permis de conduire

L'automobiliste malchanceuse de Saverne, qui n'a pu éviter de jeunes piétons qui vraisemblablement se tenaient sur sa route, vient d'être condamnée à un an de suspension de permis de conduire.

 

Permettez-moi de trouver ce jugement bien sévère. Que, selon la loi du 5 juillet 1985, un automobiliste soit responsable civilement des dommages qu'il peut causer accidentellement, soit. Mais cet automobiliste ne devrait pas être responsable pénalement du comportement des piétons : il n'y est pour rien.

 

Les victimes n'étaient pas de tout petits enfants. Elles avaient l'âge de mon fiston, lequel sait parfaitement et depuis fort longtemps que ralentir un automobiliste est une forme de violence routière (cliquer sur les mots soulignés).

 

Avant d'être une homicide involontaire, l'automobiliste de Saverne est une victime. Sa mésaventure aurait pu arriver à chacun d'entre nous, et elle mérite toute notre compréhension.

mardi 22 janvier 2008, a 12:54
Plaidoyer pour les plus jeunes parmi les plus jeunes

 

Je souhaite exprimer à quel point je regrette que des mouvances politiques d'extrême-droite participent ostensiblement à une manifestation pour la défense de l'enfant à naître : cela rend le message moins crédible, et contribue même à le diaboliser. En effet, la plupart des gens qui ne sont pas favorables au recours à l'IVG se font traiter soit de fachos, soit d'intégristes religieux, soit des deux, histoire de faire bonne mesure ! 

 

En ce qui me concerne, en aucun cas je ne voudrais remettre en cause la loi Veil sur l'avortement. Il est salutaire de ne pas ajouter au drame d'une IVG celui d'une complication médicale due à un avortement « artisanal ». Par contre, j'ai souvent eu l'occasion d'être choquée, dans les situations suivantes :

 

-          lorsque j'entends des gens parler d'avortement comme d'un moyen de contraception : sans commentaire…

-          lorsque j'entends parler de cette intervention traumatisante comme d'un droit de la femme : comme si l'enfant était un ennemi de la femme, un être qui menacerait sa vie et sa liberté…

-          lorsqu'on fait un amalgame entre religion et défense de l'enfant à naître : je ne vois pas où est le rapport…

-          lorsqu'on présente l'avortement comme un aspect de la sexualité : est-ce qu'on présente l'accident de circulation mortel comme un aspect d'une excursion en voiture ?

 

Bien sûr, il faut que l'avortement soit médicalisé. Mais qu'il soit considéré comme un acte banal, voire encouragé, me surprend toujours. Vivant depuis neuf ans avec un enfant, je ne vois vraiment pas en quoi c'est protéger la liberté et les droits d'une femme que de la priver de cet être aimant, confiant et désintéressé. Aucun conjoint, aucun ami ne sera à la hauteur de l'enfant qu'elle porte – est-ce honnête de le lui cacher ? Jamais personne ne pourra lui apporter autant, et on veut lui faire croire que pour préserver ses droits de femme elle doit le supprimer !

 

Faire passer l'enfant à naître pour une entrave à la vie d'une femme, c'est se tromper d'ennemi. L'ennemi, c'est tout ce qui lui fait renoncer à devenir mère : l'insuffisance d'accueil pour la petite enfance, la précarité matérielle et affective… mais en tout cas pas son enfant.

 

En voyant la manifestation au journal télévisé, j'ai constaté que les pressions exercées pour pousser les femmes à l'avortement sont tellement fortes que des jeunes en viennent à souhaiter l'abrogation de la loi Veil, et donc le retour des faiseuses d'anges, ce qui est tout de même un comble ! En fait, l'incitation générale à l'IVG m'a souvent amenée à me demander si des personnes trouvent un intérêt dans l'avortement, et surtout ce qu'on fait des corps des enfants, s'ils sont offerts à la recherche, à l'industrie pharmaceutique ou que sais-je encore.

 

Oui, cette incitation à l'IVG a gagné l'opinion publique, au point que j'ai beaucoup hésité à écrire cet article. Et pourtant, je peux vous garantir qu'on peut se situer, politiquement, à gauche de la gauche de la gauche, avoir une pratique religieuse très irrégulière voire inexistante, et pourtant être du côté de l'enfant à naître, personne (sur le plan biologique mais non juridique, la personnalité juridique commençant lors de la naissance) on ne peut plus vulnérable, sans défense, et néanmoins aveuglément confiante.

 

Bien sûr, il y a les cas où un enfant est atteint d'une maladie si douloureuse qu'on préfère conseiller à ses parents de ne pas le laisser naître. Il s'agit d'une situation toute différente, que je n'inclus pas dans cet "état d'âme" sur l'avortement, et qui s'apparente plutôt à l'euthanasie. A ce sujet, je me suis souvent demandé pourquoi notre pays n'admet pas l'euthanasie d'une personne adulte qui en fait la demande alors qu'il l'admet pour une personne qui n'a pas encore été en mesure d'exprimer son consentement. Mais c'est un autre débat.

 

Je vais terminer par une anecdote. A la suite d'un « accident » je me suis crue enceinte, ce qui s'est avéré plus tard ne pas être le cas. Comme je disais à une amie que je prévoyais de garder l'enfant, elle m'a dit que c'était « dégueulasse » (sic) envers le père. Il faudra tout de même m'expliquer en quoi c'est moins « dégueulasse » de transmettre la vie inconsidérément que de la protéger.

 

En tout cas, chers lecteurs, je compte sur votre indulgence, même si la position en faveur de l'enfant à naître surprend toujours. Et qu'on se le dise, je ne suis ni facho, ni grenouille de bénitier ! Je prends le parti du plus faible, tout simplement. Et là, je suis désolée de le rappeler, le plus faible, c'est l'enfant.

 

samedi 12 janvier 2008, a 16:23
Des nouvelles de Mme Delphine Fouda-Etembe

J'ai le plaisir de vous reproduire ci-après le message que j'ai reçu ; je ne sais pour quelle raison les liens refusent de s'afficher ci-dessous. Vous pouvez par contre vous référer à l'article du 7 janvier dernier.

 


email envoyé aux 1259 signataires de la pétition
P466 - pétition RESF68
COMITE DE SOUTIEN À Mlle FOUDA ETEMBE Delphine



_________

dernière nouvelles:

DELPHINE FOUDA ETEMBE LIBEREE !!!

Jeudi 10 janvier 2008 - 23h30

Nous venons d?apprendre que Delphine a été libérée
en fin d?après-midi. Sans doute que la disposition
de la Cour Européenne des Droits de l?Homme 
« indiquant au Gouvernement français ?qu?il était 
souhaitable de suspendre l?expulsion jusqu?au 
8 février 2008. » y est pour quelque chose.

C?est stupéfiant comme certains s?étant fourrés
eux-mêmes dans un guêpier, s?y enfouissent encore 
plus plutôt que de tenter d?en sortir par le haut, 
en régularisant Delphine, et on n?en parle plus.
Eh bien tant que Delphine n?aura pas de titre
de séjour définitif, nous en parlerons autant 
que de besoin.



_________________

Merci à tous pour elle.
Mais ce n'est qu'une étape.
Restez attentifs.
voir en détail aussi sous:

samedi 12 janvier 2008, a 10:33
Que fait la santé ?

Cette semaine, une de mes amies a été horriblement déçue par son médecin. Certes, en ce moment l'actualité regorge de sujets préoccupants, mais ce qu'a constaté mon amie concerne notre santé, et à ce titre, cela m'inquiète suffisamment pour que je vous en parle. A vrai dire, j'ai même eu du mal à m'endormir hier soir, parce que je ressassais cette histoire malsaine.

 

Elle souffre de migraines plus ou moins chroniques, et peut-être d'origine nerveuse puisque mon amie est aussi ma collègue et que notre employeur est particulièrement odieux. Toujours est-il que lundi dernier, elle est allée voir son médecin, le docteur M-H, dans la commune d'E… (mes amis, vérifiez les initiales de vos praticiens…).

 

Après consultation, mon amie a demandé un arrêt de travail. Notez que le médecin ne l'a pas proposé spontanément. Le docteur a accordé la journée du lundi, mais comme mon amie se sentait vraiment mal, elle a insisté pour avoir encore trois jours, et elle a heureusement pu finir par les obtenir.

 

Que faut-il en conclure ?

-          Le nombre de jours d'arrêt de travail que ce médecin estime nécessaires à votre rétablissement peut varier de 0 à 4 en fonction de votre aplomb et de votre insistance. Mon amie ne peut plus avoir conficance en sa sincérité quant à sa santé.

-          Si vous pensez que votre mauvais état de santé est évident et que le médecin est censé proposer de lui-même un arrêt de travail, il faut malheureusement vous détromper : de nombreux praticiens sont prêts à vous sacrifier pour obtenir je ne sais trop quel avantage de la sécu ; il en va de même pour les examens, les renvois vers des spécialistes et la prescription de médicaments : plusieurs expériences ont été observées dans ce sens.

-          Les personnes timides, qui ont peur de se faire rembarrer méchamment si elles avouent avoir besoin de repos (et certains médecins se le permettent, eh oui) n'ont qu'à aller crever sur leur lieu de travail.

 

Où sont les médecins fiables ? Je l'ignore. Peut-être à l'hôpital ? Je pense que la prochaine fois que je me sentirai mal, j'attendrai que cela soit suffisamment important pour justifier une consultation aux urgences (si la grève des urgentistes s'est achevée d'ici là, bien sûr) plutôt que d'aller engraisser un médecin de ville. Le docteur Sch. exerçant dans la commune de W m'a envoyée au boulot avec 10 de tension. Je crois que je vais finir par me tourner vers les médecines parallèles, certes non remboursées : il me semble que quand on fait le calcul du temps passé dans la salle d'attente et des franchises sur la consultation et les médicaments, ceux qui consultent des thérapeutes non médecins ne sont pas si perdants que ça. Ces thérapeutes qui n'ont pas eu la chance de faire 10 ans d'études ne me paraissent pas moins dignes de confiance que certains médecins qui font passer des intérêts personnels avant la santé du patient.

 

Ah oui, j'allais oublier une précision importante. Une tante de mon fils obtient facilement des arrêts de travail alors qu'elle est plutôt mieux portante que ma collègue et moi. J'ai fini par comprendre son astuce : quand elle va voir un médecin, elle se fait systématiquement accompagner. Et c'est logique. Imaginez qu'un médecin ne vous accorde pas de repos. Si vous deviez faire dans les heures ou les jours qui suivent votre consultation un malaise sur votre lieu de travail, il est clair que le praticien n'a pas spécialement envie que quelqu'un puisse témoigner qu'il était au courant que vous alliez mal. Donc la leçon à retenir, c'est qu'il ne faut jamais se rendre seul à une consultation chez un médecin de ville. Ceci jusqu'à ce qu'un gouvernement, dans un sursaut d'éthique, daigne mettre de l'ordre entre les vraies dépenses de santé et les dépenses injustifiées de la Sécu.

mardi 08 janvier 2008, a 16:09
Conférence de presse et pouvoir d'achat...

Sans vouloir reprendre tous les termes de la conférence de presse de M. Sarkozy de ce matin, pour la bonne raison que vous connaissez déjà mon opinion sur les sujets abordés, je souhaite cependant relever une phrase, à propos du pouvoir d'achat, disant en substance : « Je n'ai pas à donner d'ordres aux entreprises ».

 

Personnellement, je n'en suis pas si convaincue. M. Sarkozy s'étant déclaré le Président de tous les Français, il est donc naturellement le Président des chefs d'entreprises. Avec l'aval du Parlement, qui lui est plutôt favorable, il dispose d'un outil efficace : les finances publiques et la fiscalité.

 

Les pouvoirs publics peuvent en effet, entre autres :

-          décider de revenir à une politique de prix plus encadrés,

-          pénaliser les mauvais employeurs, en exonérant de charges sociales les salaires supérieurs à un certain seuil (par exemple, 2 000 euros).

 

Ils pourraient ainsi créer une loi allant dans le sens de l'instauration d'un éventail des salaires et des revenus très réduit, voire quasi-nul, afin de limiter au maximum les sentiments d'injustice, désastreux pour le moral des ménages, pour la consommation, et donc pour l'économie.

 

Par ailleurs, dans un autre domaine que les finances publiques mais toujours dans le but de redonner le moral et l'envie de consommer aux consommateurs, nos dirigeants pourraient légiférer dans l'optique d'infliger de très fortes peines aux auteurs de tout acte visant à rendre pénibles les conditions de travail : l'argent serait plus facile à dépenser (et l'ensemble de l'économie s'en porterait mieux) s'il n'était gagné dans la souffrance. Je suis d'avis que le harcèlement moral au travail n'est autre qu'une tentative d'homicide, et qu'il doit être considéré comme tel par la justice, ni plus ni moins.

 

De toute façon, il ne peut pas y avoir de relance de l'économie tant qu'il y aura des salariés en souffrance, parce que celui qui est à la fois un consommateur et un salarié mal traité aura le sentiment que ses achats engraissent des personnes comparables à son employeur. Qu'on se le dise…

lundi 07 janvier 2008, a 12:38
Soutien à une journaliste en danger

Mme Delphine Fouda-Etembe, journaliste et réfugiée politique, s'est établie en Alsace. Elle est actuellement menacée d'expulsion.

 

Pour la soutenir, ou simplement pour vous informer, pour apprendre à connaître cette courageuse militante et son parcours, vous pouvez cliquer ci-dessous :

 

http://www.educationsansfrontieres.org/?article10717

 

vendredi 04 janvier 2008, a 12:41
Evaluation de membres du gouvernement

Il s'agit d'une information que j'ai entendue ce matin sur France Info : il est question de faire évaluer nos ministres par des cabinets d'audit privés, sur la base de résultats chiffrés très précis :

-          pour la culture : le nombre d'entrées gratuites dans les musées

-          pour l'immigration : le nombre de personnes expulsées

-          etc, etc.

 

Pour le principe, vous n'ignorez pas ce que je pense du secteur privé. Mais ce qui me heurte le plus, ce sont les critères d'évaluation eux-mêmes. En ce qui concerne l'immigration, je trouve extrêmement choquante l'idée qu'un ministre puisse être sanctionné pour ne pas avoir causé suffisamment de tragédies liées aux expulsions : c'est à croire que notre Président s'imagine que les immigrés ont quitté leur pays et leur famille par plaisir ! Franchement, le critère retenu pour évaluer le ministre de l'immigration ne devrait-il pas plutôt être le taux d'intégration des nouveaux arrivants ? Leur taux, le cas échéant, d'alphabétisation ? Le taux de réussite scolaire des enfants ? Compter le nombre d'expulsions comme s'il s'agissait de « résultats » cela revient à promouvoir la violence, mais comme j'ai déjà eu l'occasion de m'insurger sur ce thème, je ne vais pas vous saouler à nouveau avec ces considérations douloureuses.

 

Le critère retenu pour la culture a au moins le mérite de ne nuire à personne, mais la culture ne se réduit pas à la fréquentation de musées. S'il suffisait de regarder des objets rares pour être cultivé, cela se saurait. D'autres critères plus pertinents pourraient être pris en compte, comme le taux d'accès à Internet, l'accessibilité des maisons d'éditions et des maisons de disques aux nouveaux talents (oui, je sais, le disque est en perte de vitesse, mais à ma connaissance, il existe toujours…). Le ministère du travail pourrait être évalué selon le taux de personnes n'ayant à se plaindre ni de sous-rénumération, ni de harcèlement sur leur lieu de travail, celui de la santé sur la qualité des eaux et de l'air, celui de l'environnement sur le nombre de services de proximité ou/et le taux de télé-services et de télétravail, etc.

 

De plus, on constate que ces critères sont transversaux et qu'ils obligeraient les ministères à mener des actions cohérentes pour accéder à de réels résultats. Le contribuable y serait donc gagnant, dans la mesure où une action concertée et transversale est toujours plus efficace et moins chère qu'un saupoudrage de mesures éparses.

 

Enfin, pourquoi recourir à des cabinets d'audit, dont les services sont plutôt onéreux, pour évaluer les membres du gouvernement ? Nous, citoyens, pourrions très bien nous en charger par voie de referendum. Je ne sais pas si les services publics qui organiseraient les scrutins seraient moins chers que les cabinets d'audit, mais au moins nous serions sûrs de la pertinence des jugements, puisque nous sommes, en tant qu'administrés, les premiers concernés.

mardi 01 janvier 2008, a 03:06
BONNE ANNEE !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes chers amis, je vous adresse mes voeux les plus chaleureux pour cette année qui commence.

 

Je vous souhaite la force d'accéder aux bonheurs auxquels vous n'avez pas encore goûté.

 

Je vous souhaite également d'avoir conscience des bonheurs que vous connaissez déjà. A cette occasion, j'ai relevé quelques phases dans un diaporama :

 

Si le monde était un village de 100 habitants, voilà à quoi il ressemblerait :

- 57 Asiatiques, 21 Européens, 14 Américains (dont 6 de nationalité américaine) et 8 Africains,

- 52 femmes et 48 hommes,

- 6 personnes possédant 59 % de la richesse totale,

- 80 sans-abri,

- 70 analphabètes,

- 50 personnes dépendantes de quelqu'un d'autre,

- 1 mourant et deux nouveaux-nés.

 

Si ce matin, vous vous êtes réveillé bien portant, alors vous avez plus de chance que le million de personnes qui vont mourir dans les prochains jours.

 

Si vous n'avez jamais souffert de la guerre ou de la faim, vous avez plus de chance que 500 millions de personnes.

 

Si vous pouvez pratiquer un culte, sans y être obligé, et sans risquer de vous faire arrêter, voire tuer, vous avez plus de chance que 3 milliards de personnes.

 

Si vous possédez un réfrigérateur contenant de la nourriture, si vous avez des vêtements et un toit, vous êtes plus riche que 75 % de la population mondiale.

 

Si vous avez de l'argent de côté, sur un compte en banque ou dans un bas de laine, vous faites partie des 8 % de personnes les plus riches du monde.

 

Enfin, si vous lisez ceci, vous êtes béni, parce que non seulement vous avez la chance d'avoir appris à lire, mais en plus vous avez probablement accès à un ordinateur.

 

Très douce année 2008 !

 

 

Images : http://www.cequenousvoulons.org/

Présentation
Le refrain de la chanson des Restos du Coeur dit :
"Je n'te promets pas le Grand Soir"

Dommage...

Cela dit, ce blog n'a pas pour objet de commenter la politique, l'économie et l'actualité : d'autres le font bien mieux que moi.

Disons simplement que lorsque tel évènement m'inspire une pensée autre que celles déjà énoncées par les médias, je prends mon clavier pour la partager. Idem pour les textes, les vidéos qui m'interpellent.

Ann'Ar ou plus simplement Annar

I L L U S T R A T I O N S
Symbole Peace & Love : d'après http://floflo97180.skyrock.com/1920749417-peace-and-love.html
Lettres : eclatour.edres74.ac-grenoble.fr

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commentaire(s)
Chroniques d'un petit prince charmant - 14 Annar (03/07/2009 19:14)

Merci Nathalie, Je ...

Chroniques d'un petit prince charmant - 14 Nathalie (03/07/2009 18:47)

salut tres beau site...

Chroniques d'un petit prince charmant - 10 Annar (03/07/2009 18:43)

Oh, merci Pinklady, ...

Chroniques d'un petit prince charmant - 14 Annar (03/07/2009 18:41)

Oui, ce n'est p...

Chroniques d'un petit prince charmant - 13 Annar (03/07/2009 18:39)

La mienne est bien p...

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